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Assemblée Nationale : Des ministres présentent le projet de loi de finances initiale 2018


La ministre  du budget et son  homologue  de l’économie et des finances ont  successivement  présenté mercredi me 1er novembre 2017 à l’hémicycle du Palais du Peuple, le projet de loi de finances initiales 2018. C’était en présence du président de l’Assemblée  nationale et des députés

En effet, le projet de loi de finances pour 2018 vise à consolider les résultats obtenus ces dernières années dans les efforts de stabilisation du cadre macroéconomique et budgétaire en vue d’accélérer la croissance économique, de réduire la pauvreté, créer des emplois et de promouvoir le développement du secteur privé dans notre pays.

Et selon le ministre du budget « Les objectifs de la politique budgétaire continueront de s’appuyer sur  le maintien du déficit budgétaire et l’endettement à un niveau raisonnable en pourcentage du PIB,  la recherche active de financements extérieurs sous forme de dons et de prêts concessionnels,  la consolidation et l’approfondissement des efforts pour une mobilisation accrue des ressources internes,  une meilleure allocation des ressources en privilégiant les services de base et les projets d’investissements aptes à impulser la croissance, le renforcement de la déconcentration budgétaire et la  poursuite de la mise en œuvre du plan de réformes des finances publiques ».

En application des dispositions de la Loi organique relative aux Lois de finances et du décret portant Cadre de gouvernance des finances publiques, le budget 2018 a été élaboré sur la base d’une approche pluriannuelle.  Selon  Mohamed Lamine Doumbouya  « Du côté des dépenses on serait autour de 20 mille milliards. Avec  un peu plus de 15 milles milliards du côté des recettes avec un déficit budgétaire qui se trouverait autour de 2 milles deux cent milles milliards. Donc, qui est maitriser bien sûr et qui a la particularité d’insister beaucoup plus sur les investissements comme quoi dans les années à venir nous allons pouvoir bénéficier e beaucoup d’investissement surtout dans les infrastructures (l’eau, les routes, l’eau, l’électricité) »

Comparativement en 2017, le ministre compte améliorer en 2018 certains projets «  Pour 2018 par exemple il y a certainement le 4e projet eau  de Conakry qui devrait commencer, vous avez le réseau routier de Conakry qui devrait bénéficier d’une réfection avec le financement chinois.  Parce ce qu’il faut aussi retenir c’est que la loi de finances 2018 intègre à peut prés un financement non concessionnel de l’ordre de 250 millions de dollars. Donc ces 250 millions de dollars sont destinés à revoir tout le réseau routier de Conakry, la ligne d’interconnexion Linsa-foumy, la route 2×2 de Coyah jusqu’à Dabola, ainsi que la réfection de l’université de sonfonia…. »

Dans son intervention, la ministre de l’économie et des finances Malado Kaba  donne l’important de ce projet « le projet de loi de finances 2018 vise à accélérer les ambitieux chantiers de la transformation et la diversification économique et sociale de notre pays. le budget 2018 est un budget de confirmation d’une gestion publique prévisible et cohérente avec les objectifs de développement. le budget 2018 est le premier des trois budgets qui constitueront à terme le cadre actif de mise en œuvre du document de programmation budgétaire pluriannuelle , 2018-2020 »

Pour les deux ministres, Le projet de budget 2018 se fonde sur les hypothèses suivantes, convenue avec le FMI :  réaliser un taux de croissance du PIB de 5,8% contre 6,6% dans la Loi de Finances Rectificative 2017,stabiliser le taux d’inflation (en glissement annuel) à 8,2%, réaliser un taux de pression fiscale de 16,21% du PIB contre 15,43% en 2017, maintenir le niveau des réserves de change à 3 mois d’importations, stabiliser le taux de change de la monnaie nationale par rapport aux devises étrangères en continuant de réduire la prime de change entre le marché officiel et le marché parallèle, etc

Balla Moussa Traoré

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