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Bambeto : L’opposition enterre ses 4 militants tués par balles lors des manifestations


Plusieurs centaines de personnes conduites par le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, ont inhumé lundi au cimetière de Bambeto, dans la haute banlieue de Conakry, les trois militants tombés la semaine dernière sous les balles des forcres de l’ordre.

Le cortège funèbre est parti du CHU d’Ignace Deen, où a eu lieu la levée des corps jusqu’au cimetière de Bambeto qui abrite une zone réservée exclusivement aux victimes du régime du président Alpha Condé.

Interrogé par la presse lors des obsèques, le leader de l’UFDG a indexé le gouvernement d’avoir encouragé les tueries par l’impunité à l’endroit des forces de l’ordre qui, selon lui, ne subissent aucune sanction en cas bavure.

« Nous sommes convaincus que les forces de l’ordre ne seront jamais interpellées parce qu’ils ont tué les militants de l’UFDG, Monsieur Alpha Condé doit se considérer comme le Président de tous les Guinéens et veiller à ce que tous les citoyens de ce pays bénéficient de la protection de l’Etat. On tue, on paralyse, on emprisonne les militants de l’UFDG, injustement, arbitrairement, il faut qu’on mette fin à ça. Le gouvernement ne s’est jamais impliqué, il n’a même jamais cru prononcer une sanction administrative aux responsables de la police ou de la gendarmerie, parce qu’on devait les mettre en demeure pour que le lendemain on retrouve les coupables, parce que les ordres sont repartis en terme de responsabilité, mais nous n’avons entendu aucune suspension, rien de tout ça n’a été fait encore moins une compassion, c’est devenu insupportable pour les Guinéens attachés à une unité de la nation et de l’égalité des citoyens », a-t-il déclaré.

« J’ai dit que les cas Zackariaou, la première victime d’Alpha Condé, s’il y avait eu un traitement judiciaire qu’il fallait avec une publicité suffisante, on en serait pas là. Les policiers et les gendarmes qui sont équipés par l’argent du contribuable, auraient réfléchi pour dire que je prends le risque d’être privé de ma liberté, d’être privé de mon emploi, d’être déshabillé et même radié de l’armée,  ils n’allaient pas faire usage d’arme à feu. Mais, ils savent que lorsque tu tues un militant de l’UFDG, un citoyen de Ratoma, tu ne risques aucune sanction », a soutenu Cellou Dalein Diallo.

Cette semaine, l’opposition a prévu une série de manifestations qui a commencé par l’inhumation des quatre militants tués à Conakry pendant ses manifestations de rue.

Le mardi est déclaré « journée ville morte ». Mercredi, un sit-in des femmes de l’opposition est prévu devant le ministère de la Justice pour dénoncer les tueries pendant les manifestations politiques.

Enfin, jeudi, l’opposition projette une marche de protestation qui sera organisée sur l’autoroute Fidel Castro.

 

 

Boua Kouyaté

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