Le chargé de communication du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN), Faya Francois Bourouno a donné mercredi le 07 mars, au cours d’une conférence de presse, la position de son parti sur la crise socio-politique liée à la fermeture des écoles et les contentieux relatifs aux élections communales du 04 février dernier.
A l’entame, Faya Francois Bourouno a dénoncé les fraudes organisées par le parti au pouvoir lors des récentes élections communales, avant de préciser que tous les contentieux liés au scrutin communal tirent leurs origines de « l’accord controversé » du 12 octobre 2016 auquel le PEDN était farouchement opposé.
« On avait dit que l’accord du 12 octobre 2016, tel que signé n’était pas favorable à l’assainissement du fichier électoral ; et donc ne permettait pas d’asseoir les conditions de transparence des élections. C’est la seule fois et le seul pays qui dit clairement noir sur blanc, qu’on va aux élections, mais le fichier ne sera pas révisé. Ce qui est en contradiction avec certaines dispositions du code électorale. Les éléments que nous avons enregistrés ont contribué à la falsification des chiffres des vrais résultats sortis des urnes », a-t-il rappelé ».
« Tous les résultats communiqués par la CENI et validées par les tribunaux de première instance ne reflètent pas la réalité des urnes. Il est clairement indiqué dans la Constitution que lorsqu’une décision est rendu epublique par les TPI, aucun recours ne sera permis. C’est pourquoi, le PEDN n’ira pas à la CENI pour les réexamens des résultats. Nous ne reconnaissons pas les résultats et le PEDN demande l’annulation pure et simple de ces élections pour que la Guinée puisse reprendre les élections le plus sûrement possible », a-t-il renchéri.
Parlant de la grève qui secoue le système éducatif guinéen, Francois Bourouno a désapprouvé la position du gouvernement qui, selon lui, « veut rester sous le cri de cœur des enseignants », avant d’exhorter l’Etat de débloquer les moyens, afin de remettre les enseignants dans leurs droits.
« Prenez le budget de la présidence de la République qui est fixé à 399 milliards GNF, comparativement à celui du Ministère de la justice qui est de 125 milliards. Prenez les trois départements du secteur de l’Education, le total fait à peine 14,79 pour cent du montant global de l’Etat. Ce qui est un recul énorme pour la Guinée par rapport aux pays de la sous-région. Les 8 millions réclamés par ces enseignants, la Guinée peut les payer sans avoir un déficit sur le budget de l’Etat (…) », a-t-il soutenu.
Enfin, M. Bourouno a annoncé l’adhésion du PEDN au groupe international des partis démocratiques centristes, il y a de cela deux semaines.
« C’est une grande percée pour le parti, parce que cela va véritablement ramener le PEDN vers la scène internationale ; et nous vous rassurons que cette adhésion ne restera pas seulement une question de formalité. Vous entendrez dans les prochains jours les succès du PEDN au sein de ces instances au niveau national, parce que nous avons des compétences au niveau du parti », a-t-il promis.
Boubacar Sidy bah (stagiaire)
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