full screen background image

Congrès du SLECG bis : Aboubacar Soumah menace de déclencher une grève générale lundi 21 mai


Le secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Aboubacar Soumah a menacé mardi 15 mai, de déclencher à partir du lundi 21 mai, une grève générale qui touchera toute l’étendue du territoire national.

Il a promis de mettre à exécution sa menace au cas où le SLECG dirigé par Souleymane Sy Savané tiendrait son congrès ce mercredi 16 mai pour renouveler son bureau exécutif.

« Si le congrès prévu par le camp de Sy Savané se tient sous le label SLECG ce mercredi, dès lundi prochain, nous allons automatiquement déclencher une grève générale sur toute l’étendue du territoire national », a averti M. Soumah.

En outre, le SLECG de Soumh a accusé le gouvernement de soutenir l’autre camp par l’entremise du ministre du Travail, de la Formation technique et professionnelle, Damantang Albert Camara.

« Pendant cette grève, nous allons demander le départ d’Albert Damantang Camara parce que c’est lui qui est responsable de toute cette pagaille. Il est en train de prendre des décisions qui sont de nature à compromettre la paix et la quiétude sociale.  Nous allons lui montrer que nous sommes déterminés à nous  battre  pour faire prévaloir les libertés syndicales et les droits syndicaux, qui sont piétinés par ce gouvernement (…) », a martelé Aboubacar Soumah qui continue de clamer haut et fort qu’il l’unique secrétaire général du syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée.

Enfin, abordant la question des négociations autour des 8 millions réclamés par le SLECG comme salaire de base des enseignants, Aboubacar Soumah a accusé le gouvernement de créer la zizanie avec l’émergence du SLECG version Sy Savané pour faire retarder les négociations jusqu’à la fin des examens nationaux.

« Ils sont en train de faire en sorte que nous continuons à tirer sur la ficelle pour que nous rentrions dans les vacances afin que les examens se tiennent dans les meilleures conditions. Pendant ce temps, les camarades syndicalistes avec lesquels nous devrions tenir le congrès, qu’ils ont financés et sont allés dans toutes les préfectures. Heureusement, ils ont été chassés et rejetés par tous les enseignants. Aujourd’hui, ils remettent de l’argent à ce groupe pour tenir leur congrès demain et après-demain.  C’est une stratégie pour dire dans les jours qui suivent qu’il y a deux SLECG et que s’il n’y a pas d’entente, qu’ils ne vont rien nous accorder. Alors que le syndicalisme, c’est la représentativité. Nos adversaires n’ont pas de représentants à la base », a-t-il soutenu.

Avec cette menace du SLECG version Aboubacar Soumah, tout porte à croire que le système éducatif guinéen court des risques de perturbation des cours à quelques semaines du début des examens nationaux.

Mohamed Sylla

Commentaire Facebook