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Crise postélectorale : La présidente du réseau des femmes du fleuve Mano invite les Guinéens à la retenue


La présidente du réseau des femmes du fleuve Mano River pour la paix, Hadja Saran Daraba a poussé vendredi 09 février, au cours d’une conférence, un cri de désespoir face aux multiples violences survenues à Conakry et dans certaines viles du pays. Ces violences qui prennent une proposition inquiétante ont fait sept morts sur l’ensemble du territoire national.

Selon Hadja Saran Daraba, eu égard au rôle important que son organisation a joué et continue de jouer dans le processus de prévention et de gestion des conflits en Afrique de l’Ouest, elle en appelle à un esprit civique entre les  citoyens qui sont condamnés à vivre ensemble pour préserver l’unité et la paix dans la cité.

« Nous sollicitons les uns et les autres à la retenue pour le bien de tous. On n’a pas besoin à ce que le pays brûle avec les conséquences que nous savons à travers des exemples  des pays voisins comme le Liberia et la Sierra Leone qui ont connu des guerres civiques au lendemain des élections dont la population à payer les frais. Du coup, chacun de nous doit jouer sa partition à travers laquelle la sécurité humaine, la justice et la paix durable peuvent être obtenues », a-t-elle déclaré.

En sa qualité d’activiste du droit de l’Homme, la présidente du réseau des femmes du fleuve Mano River pour la paix a invité l’ensemble des acteurs du processus électoral à accepter le résultat des urnes, conformément au cadre juridique du code électoral prescrit à cet effet pour éviter le chaos dans le pays

En fin, Hadja Saran Daraba a rappelé la mission de son réseau qui milite pour la cause des femmes et du développement durable à travers le monde. Son implication dans le processus de prévention et de gestion des conflits en Afrique de l’Ouest lui a d’ailleurs valu le prix des Nations-Unies pour les droits de l’Homme le 10 décembre 2003 aux Etats-Unis.

 

 

Facely Diawara

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