L’Unité d’action syndicale (COSATREG) a désapprouvé lundi 05 mars, au cours d’une conférence de presse, l’ingérence de certains ministres dans la grève qui paralyse depuis le 12 février dernier le secteur de l’éducation, avant de demander le départ de ces ministres du gouvernement.
Selon les conférenciers, il s’agit du ministre porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara du ministre de l’Education nationale Ibrahima Kalil Konaté K², ainsi que l’inspecteur général du travail, Alya Camara.
Le secrétaire général adjoint de la COSATREG, Boubacar Biro Barry et le secrétaire général adjoint Elhadj Mamadou Saliou Diallo (ONSLG), accusent ces cadres de l’État, ainsi que les centrales syndicales, CNTG et USTG, d’être responsables de la situation actuelle et de toute la tournure que prendraient les présentes négociations.
Face à la situation qui prévaut, les syndicalistes de la COSATREG ont également mis en cause l’incapacité du Premier ministre Mamadi Youla à gérer, avant de demander également son départ à la tête du gouvernement.
Dans le cadre d’une sortie de crise, ces centrales syndicales demandent un remaniement du gouvernement afin d’amorcer une nouvelle ère de confiance dans une Guinée solidaire et prospère.
En outre, ils ont réaffirmé leur solidarité et vive reconnaissance au nouveau bureau exécutif du SLECG qui ‘’porte les aspirations, attentes et la détermination des enseignants grévistes de par leurs affiliations respectives’’.
« Les centrales syndicales ONSLG-COSATREG-CGSL-UGTG-CGTG-UDTG-UNRG et CGFOG, nous partageons les peines des élèves et parents que nous sommes. Nous condamnons avec la dernière énergie la velléité de récupération de la portée sociale de la plateforme revendicative du SLECG par des cadres et les leaders syndicaux indûment présents dans la salle de négociation. Nous demandons un remaniement imminent du gouvernement afin d’amorcer une nouvelle ère de confiance dans une Guinée solidaire et prospère (…) », a-t-ils déclaré.
Au terme de la rencontre, une minute de silence a été observée pour la mémoire des victimes enregistrées depuis le début de cette grève le 12 février dernier déclenchée par le SLECG dans le cadre de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Boubacar Sidy Bah et Facely Diawara
Tel : 620 38 31 31



























