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INTERVIEWS


Alpha Condé sur RFI: «Ce n'était pas un coup d'État mais une tentative d'assassinat»


La résidence du président guinéen, Alpha Condé, a été la cible ce mardi 19 juillet au matin de tirs à l'arme lourde et à la roquette. Dans un entretien exclusif à RFI, Alpha Condé explique qu'il a échappé à cette attaque car il n'a pas couché dans sa chambre habituelle. Pour autant, il qualifie les événements de ce mardi de « péripétie », ajoutant que « le peuple de Guinée et l’armée dans sa grande majorité sont pour la démocratie ».

RFI : Monsieur le président, comment allez-vous ?

Alpha Condé : Dans l’ensemble, ça va. Parce que j’ai eu la chance de n’avoir pas dormi dans ma chambre. Car ma chambre a été attaquée au bazooka et la roquette RPG7 ; il y a eu des tirs extrêmement nourris mais la garde présidentielle s’est très bien défendue pendant plus de deux heures avant l’arrivée de renforts. Et nous avons réussi à mettre la main sur les chefs militaires qui étaient déviants ; mais l’enquête continue.

Malheureusement j’ai eu un mort et un blessé dans ma garde. Sinon, pour le reste, ça va… Mais si j’avais dormi dans ma chambre, les choses se seraient passées autrement. Comme on avait arrêté des gens dans la journée avec des armes et des tracts – il y a eu beaucoup d’arrestations - par précaution je n’ai pas dormi dans ma chambre. Je n’habite pas au palais présidentiel, et il y a pas mal de critiques là-dessus car on me dit que c’est un quartier qui n’est pas sécurisé et qui est hostile, mais je n’avais pas l’intention d’habiter le palais. Maintenant, la sécurité exige que j’aille m’installer au palais…

RFI : Puisqu’il y a eu des arrestations, sait-on qui est derrière ce coup ?

Alpha Condé : Pour l’instant, je suis dans ma maison. Mais les deux principaux dirigeants ont été arrêtés. L’un a été arrêté très rapidement. L’autre était caché ici, mais il a finalement été reconnu. Il y a eu des échanges de tirs pendant que l’ambassadeur de France était présent, et il a même été contraint de se coucher à terre pour ne pas être atteint par les balles. Mais c’est parce que l’on a découvert certains [assaillants, NDLR] qui étaient camouflés dans le quartier, et qu’il y a eu des échanges de coups de feu ce mardi après-midi. Maintenant je laisse la police, la gendarmerie et la justice mener l’enquête.

Pour ma part, j’appelle le peuple au calme et je demande à tout le monde de reprendre le travail. Et je vais faire un discours pour demander que l’on discute avec tout le monde. Il faut que l’on se mette d’accord sur la révision de la liste électorale pour que l’on ait une élection crédible et démocratique. Mon souci c’est l’unité du pays et la réconciliation ; que l’on ait des élections libres et transparentes pour que le processus démocratique soit irréversible en Guinée. Le reste est l’affaire de la justice.

RFI : Depuis votre arrivée au pouvoir, plusieurs officiers supérieurs ont été mutés. Est-ce qu’il faut chercher de ce côté-là ?

Alpha Condé : Je préfère ne pas faire de commentaire et laisser la justice faire son travail. Ils sont en train d’arrêter des gens. On va voir maintenant où sont les commanditaires. Vous savez qu’il y a eu beaucoup de discours violents… La responsabilité de chacun sera établie, et moi je laisse cela à la justice. Bien sûr, il y avait des officiers qui avaient l’habitude de prendre 200 ou 300 millions par mois [de francs guinéens, soit 20 à 30 000 euros NDLR] ; il y avait un fonds bizarre de 10 milliards que j’ai annulé. Evidemment certains ne sont pas contents mais on ne peut plus tuer le pays. J’ai fait aussi l’unicité des caisses, qui fait qu’il n’y a plus de comptes publics dans les banques, tout est centralisé au Trésor. On est donc en train d’assécher progressivement les différentes sources de corruption. C’est normal que les principaux bénéficiaires soient mécontents, mais il n’y a pas qu’eux… L’enquête établira les responsabilités, mais pour moi c’est une péripétie passagère. Le peuple de Guinée et l’armée dans sa grande majorité sont pour la démocratie.

RFI : Est-ce qu’il peut y avoir un lien avec l’arrestation il y a trois semaines de l’ex-numéro 2 du régime de Dadis Camara, le colonel Moussa Keïta ?

Alpha Condé : Je préfère ne pas faire de commentaires. En tant que chef d’Etat, mon rôle n’est pas de m’ingérer dans le fonctionnement de la justice. Et je laisse celle-ci faire son travail.

RFI : Dans votre première prise de parole ce mardi matin, vous avez dit « je ne veux pas de réaction populaire ni de réaction contre qui que ce soit ». Craignez-vous que vos partisans exercent des représailles contre telle ou telle communauté ?

Alpha Condé : Pas mes partisans, mais les communautés… parce que les gens arrêtés appartiennent à une certaine communauté, je ne veux pas que les autres réagissent. Donc j’ai déployé l’armée dans les cinq communes pour empêcher toute réaction populaire et pour que chacun aille à son travail. Moi-même, j’ai maintenu tous mes rendez-vous. Je ne veux pas que le peuple soit mêlé à ça, parce que si le peuple s’en mêle, ce sont les pauvres qui vont payer. Donc nous allons faire en sorte qu’il n’y ait aucune manifestation populaire, ni de soutien, ni rien. C’est une simple péripétie…

RFI : Combien y a-t-il eu de personnes arrêtées ?

Alpha Condé : Je ne sais pas. Je sais que les deux chefs ont été arrêtés, deux des principaux meneurs, et que les arrestations continuent.

RFI : Et ce sont des militaires ou des civils ?

Alpha Condé : Ceux qui tirent sont des militaires. Mais il y a leurs complices civils. Certains de ces complices ont été arrêtés aussi, mais pour le moment ce sont surtout des militaires qui ont été interpelés.

Encore une fois, je ne veux pas qu’il y ait de problèmes entre les communautés en Guinée, tout le monde doit vaquer à ses occupations. Ceux qui seront reconnus coupables des faits seront traduits en justice. C’est l’affaire de la justice et pas de la population.

RFI : Parmi les appels de solidarité et les messages que vous avez reçus depuis ce mardi matin, avez-vous reçu des appels de vos opposants ?

Alpha Condé : J’ai reçu des appels de mes collègues chefs d’Etat, de toutes les communautés religieuses, du Conseil national de transition, etc. Un peu toutes les communautés sont venues, et tous les ambassadeurs accrédités, et puis les amis…

RFI : Et vos opposants vous ont-ils appelés aussi ?

Alpha Condé : Non.

RFI : Quel est l’appel téléphonique qui vous a le plus réchauffé le cœur depuis ce mardi matin ?

Alpha Condé : il y en a eu tellement que c’est difficile. Il y en a eu en Afrique et en dehors de l’Afrique. Pendant que nous parlions, le ministre des Affaires étrangères français m’a appelé [cet entretien a en effet été interrompu quelques minutes le temps de la conversation avec Alain Juppé, NDLR]. Beaucoup de collègues m’ont appelé, et tout le monde a apprécié le calme, la modération de la réaction, et la réconciliation que j’ai prônée. Maintenant il faut que chacun reprenne son travail comme si rien ne s’était passé…

RFI : Vous appelez au calme et à l’unité nationale, mais en ce moment, à l’approche des législatives, le dialogue n’est-il pas tout de même difficile avec l’opposition ?

Alpha Condé : Non. J’ai fait une déclaration hier [lundi] où j’ai annoncé que l’on allait faire la révision de la liste électorale. J’ai appelé le ministre de l’Administration du territoire à rencontrer tous les partis politiques et mouvements sociaux. Il faut que tout le monde s’asseye autour d’une table pour trouver un minimum de consensus pour la révision de la liste électorale. Jeudi, il y aura une réunion de l’ensemble de la société civile, des syndicats et des partis politiques. Le ministre reçoit les partis demain. On va voir maintenant tous les problèmes posés, mais il faut que tous les Guinéens puissent voter.

RFI : Ce qui vous a visé, ce mardi, c’était bien une tentative de coup d’Etat non ?

Alpha Condé : Non, c’était une tentative d’assassinat. Pas un coup d’Etat parce qu’ils n’en ont pas la capacité. Pour faire un coup d’Etat, il faut quand même des forces, et leurs forces sont faibles. Ils ont attaqué ma chambre à coucher ; tous les tirs, les bazookas ont été dirigés sur ma chambre à coucher, ce n’est pas une tentative de coup d’Etat, c’est une tentative d’assassinat. Ce n’est pas avec six pick-ups qu’on peut faire un coup d’Etat !

Surtout que l’armée républicaine a immédiatement occupé la radio et pris le contrôle des points centraux avant de venir renforcer la garde présidentielle. C’était une tentative d’assassinat, c’est tout… Tous les diplomates ont vu l’état de ma chambre. Il est évident que si j’avais été dans ma chambre, je ne vous parlerais pas maintenant.

RFI : Est-ce que cette tentative d’assassinat ne risque pas de vous rendre plus méfiant et de vous refermer sur vous-même ?

Alpha Condé : Pourquoi ? Vous savez, moi j’ai mené la lutte durant 50 ans, ce n’est pas la première fois. Il y a eu trois tentatives d’assassinat contre moi sous le régime de Conté. Moi je crois et Dieu, et le destin d’un homme vient de Dieu, pas d’un autre homme. La réaction de tous les représentants religieux, de tous les autres chefs d’Etat qui m’ont appelé, prouve que tout le monde veut que la Guinée aille de l’avant. Pourquoi voulez-vous que je change ? Moi mon problème est de faire de la Guinée un pays émergent, de renforcer la concorde nationale. Cela ne peut pas modifier mon attitude.

RFI : Mais vous savez que l’on a déjà vu dans l’histoire, y compris en Guinée, de grands démocrates, qui après des tentatives d’assassinat contre leur personne sont devenues très autoritaires ?

Alpha Condé : Moi j’ai mené 50 ans de lutte pour la démocratie, ce n’est pas à mon âge que je vais changer.

Propos recueillis par Christophe Boisbouvier

Conakryinfos.com

 
Mamadou Tahirou Barry, biologiste chercheur


« Je guéris le SIDA en un mois… »


Après des années d’interrogations et d’incertitude sur l’origine de la personne qui trouvera un jour le remède pouvant guérir le SIDA, Mamadou Tahirou Barry, biologiste et chercheur indépendant guinéen, a découvert un produit pouvant soigner une personne infectée par le VIH/SIDA en un mois seulement.

Avec le ravage que fait cette maladie qualifiée de ‘’pandémie du siècle’’ qui touche cinquante millions de personnes sur la planète dont quatre vingt dix pour cent dans les pays en développement, nous avons rencontré ce ‘’héros national’’ pour nous parler de cet exploit ‘’inimaginable’’ pour certains. Lisez plutôt !


Conakryinfos : Nous avons appris avec beaucoup de satisfaction que vous êtes l’homme qui a trouvé un remède contre le VIH/Sida. Confirmez-vous cette nouvelle ?

Mamadou Tahirou Barry: Bien sûr ! D’autant plus qu’il y a plusieurs années maintenant depuis que j’ai découvert ce remède contre le Sida. Je crois qu’il y a eu plusieurs actions qui le confirment sans même que je le fasse moi-même. C’est pour vous dire que le Vih/Sida se soigne comme les autres maladies.

Conakryinfos : Comment s’appelle ce produit et quelle est sa formule chimique ?

J’ai découvert ce produit suite à des recherches menées sur un certain nombre d’années. Comme vous le savez, je suis biologiste de formation. J’ai consacré toute ma vie scientifique de biologiste à la recherche du remède contre le Sida.

Ce que je vais vous apprendre, c’est que la première formule que nous avons, c’était l’hypochlorite de sodium. Et aujourd’hui, nous en sommes à un certain nombre de formules. Et nous sommes très avancés dans cette matière.

Conakryinfos : Peut-on le rencontrer dans les pharmacies comme les autres produits pharmaceutiques ?

Non ! Ce remède n’est pas encore mis en pharmacie. Donc, nous ne l’avons pas encore commercialisé. Il ne se trouve seulement qu’à notre niveau.

Conakryinfos : Après cette découverte, avez-vous eu des contacts avec les grands laboratoires du monde entier, en vue de faciliter la commercialisation de ce produit ?

Beaucoup de laboratoires m’ont contacté après cette découverte, mais les propositions qui m’ont été faites, ne m’ont pas intéressées. C’est pourquoi, sa gestion reste seulement à notre niveau.

Conakryinfos: Un séropositif qui utilise votre produit peut-il voir immédiatement sa séropositivité disparaître ?

D’abord, un séropositif ne doit jamais changer de statut. Même s’il est guéri, il doit rester séropositif.

Cependant, nous avons fait des découvertes par rapport à ces malades. Certains patients que nous avons soignés, sont devenus séronégatifs. Ce qui n’est pas notre préoccupation, puisque scientifiquement, on ne peut pas encore l’expliquer. Mais, nous avons remarqué que tous les enfants séropositifs qui ne sont pas encore entrés en activité sexuelle, sont devenus séronégatifs après le traitement.

Ce qui fait que les gens qui sont très portés sur cet effet, nous leur demandons de rester un nombre très suffisant sans faire d’activité sexuelle. Ça c’est encore une autre chose que nous essayons pour voir si cela pourrait entraîner la séronégativité.

Conakryinfos : Selon vos statistiques, combien de patients soignez-vous par mois ? Et quel est le prix officiel pour traiter un patient atteint du VIH/Sida ?

Nous n’allons pas parler de prix, parce qu’il y a des gens que nous soignons gratuitement. Mais, comme vous le savez, nous sommes obligés de faire vivre le cabinet et continuer les recherches, ce qui fait qu’il y a des forfaits que nous demandons à certains patients pour pouvoir confectionner le produit.

Donc, statistiquement, le temps est très court pour que je puisse vous donner un nombre. Comme, vous le voyez, je reçois par jour un grand nombre de patients.


Conakryinfos : A part les guinéens, recevez-vous des patients étrangers ?

Oh ! Nos hôtels sont pleins de patients venus se faire soigner chez nous. Il y a des patients venus du monde entier, notamment de la France, des États-unis, d’Haïti, un peu partout.

Conakryinfos : Le VIH/Sida est une maladie qui est souvent dramatisée en Afrique, pensez-vous qu’il est une maladie banale, facile à guérir ?

Écoutez ! Quand je disais que le VIH/SIDA était une petite maladie qu’on peut soigner. Les gens se sont mis à crier par-ci par-là. Mais, lors de la dernière journée mondiale du Sida, on a déclaré que c’était une maladie chronique.
Autrement dit, c’est une maladie d’une certaine banalité. Ce n’est plus aussi grave que les gens le pensaient. Ils ont été jusqu’à dire que les gens peuvent prendre des ARV sans être atteint du VIH/SIDA, afin de le prévenir.

Au début, j’ai déclaré que le Sida est une petite maladie que nous guérissons sans faire recours à de gros moyens.

Mais, petit à petit, la communauté scientifique internationale nous rejoindra, parce que telle est la réalité.

Conakryinfos : Comme vous le dites, pour la première fois, quand vous avez annoncé que vous pouvez guérir le Sida, les gens ont crié au scandale. Mais, au fil du temps, les gens commencent à vous croire. Rassurez-vous que vous pouvez réellement traiter une personne malade du VIH/SIDA ?

Écoutez ! Vous parlez du Sida comme quelque chose d’extraordinaire. Je répète que le SIDA est une petite maladie, c’est-à-dire une virose qu’on peut guérir.
En tout cas chez nous, je vous assure que je guéris le SIDA en un mois seulement. Ceux qui n’y croient pas, peuvent venir voir. Il y a une preuve scientifique à la base. Donc, on ne fait pas du charlatanisme.
Si vous êtes un patient, on vous soigne scientifiquement avec des bases scientifiques. Après, on vérifie si ça a marché. Et s’il y a un problème, on reprend jusqu’à ce que ça marche.

Conakryinfos : Après la découverte de ce produit, comment vous êtes parvenus à faire les premiers essais ?

En tant que chercheur, nous avons des méthodes de recherche sur un certain nombre d’années et d’éléments. Et ces essais là, ont été conséquents. C’est pourquoi, nous avons publié la découverte.

Conakryinfos : Les autorités guinéennes et l’OMS sont-elles informées de la découverte par un biologiste guinéen, d’un remède pouvant guérir le VIH/SIDA ? Quelles ont été leurs réactions ?

Quand, j’ai fait mon rapport, je l’ai déposé au niveau du gouvernement guinéen de l’époque (sous le premier ministre Lansana Kouyaté), au niveau de l’OMS, au niveau de tous les organismes concernés. J’ai quand même un brevet de l’organisation africaine de propriété intellectuelle.

J’avais mentionné dans mon rapport que j’ai remis au gouvernement Kouyaté, que désormais, le gouvernement sera responsable de la mort de tout guinéen atteint du Sida.

Mieux que ça, j’ai une anecdote très illustrative. Un jour avant les élections, j’étais assis quand j’ai reçu un coup de fil. La personne m’a dit : ‘’c’est Barry Mamadou Tahirou ?’’. J’ai dit oui, c’est lui-même. La personne me dit : ‘’c’est le professeur Alpha Condé’’. Je lui ai dit, qu’est-ce qui me vaut l’honneur de votre appel professeur ? Il m’a dit : ‘’écoutez ! J’ai appris que vous sauvez des vies. Vous faites vraiment des choses qui me plaisent. Je travaille aussi pour le problème des gens. Donc, nous faisons pratiquement la même chose’’.

Après cet entretien, il m’a envoyé des gens pour me saluer. Par la suite, il m’a appelé un certain nombre de fois.

Donc, je pouvais dire qu’il y avait des autorités qui n’étaient pas au courant. Mais, aujourd’hui, c’est l’autorité même qui est au courant. Ça, j’en ai la preuve (rires).

Conakryinfos : Vous avez parlé de vos relations téléphoniques avec le Pr. Alpha Condé avant qu’il ne soit Président de la République de la République. Comme il est à la tête du pays aujourd’hui, qu’est-ce que vous pouvez lui demander ?

Personnellement, je ne vois pas ce que je peux lui demander, à part de vulgariser la recherche pour que le maximum de guinéens ait accès à ce produit. Voilà, ce que le professeur peut faire. Je n’ai pas cherché à le rencontrer. Il fut des moments où j’ai tenté son numéro. Mais, la ligne était toujours occupée.

Mais, avant tout, il est le Président de la République. Il a plein d’occupations (rires).

Conakryinfos : Après cet exploit d’un des leurs, comment les médecins guinéens ont apprécié cette découverte ‘’inimaginable’’ pour un guinéen ?

Écoutez ! C’est vous qui dites que c’est inimaginable pour un guinéen. Moi, je sais qu’il y a d’excellents médecins en Guinée. Remarquez, chaque fois que des médecins guinéens vont participer à des concours internationaux, ils reviennent toujours avec des premiers prix.

La dernière fois, je suivais un reportage sur les lauréats du Cames. Des guinéens ont remporté des prix devant les médecins de certains pays qu’on croit supérieurs à nous.

Vous savez, comme on le dit : « Nul n’est prophète chez soi. ». Donc, il faut retenir que la Guinée a de très grands médecins.
Parmi les médecins guinéens, il y en a qui m’envoient des patients qui retournent satisfaits de nos services. Par contre, il y en a qui refusent carrément. Mais, je les comprends, parce que cela touche un peu à leurs intérêts.

Conakryinfos : Depuis la découverte de ce produit, avez-vous effectué des voyages à l’étranger ?

D’abord, les voyages, je m’en méfie. Ensuite, la présence de mes patients ne me permet pas de bouger, parce que chaque jour, j’ai des patients sous la main. Donc, je ne peux pas les laisser ici pour voyager. Bref, les recherches et la présence des patients m’absorbent. Sinon, je reçois plein d’invitation pour l’étranger.

Conakryinfos : Face aux cartels de SIDA-business, n’avez-vous pas peur pour votre vie après cette découverte ?

Vous savez, je suis un croyant. J’ai la foi. Je crois en Dieu. Je crois aussi au destin. Donc, rien ne peut arriver à l’homme sans la volonté de Dieu.

Conakryinfos : Avez-vous un message d’espoir à lancer aux millions de personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA à travers le monde ?

Le message que je leur lance, c’est justement un message d’espoir et de garantie d’espoir. Il faut qu’ils comprennent qu’il n’y a pas de problème sans solution. Seulement, il y a des problèmes dont la solution n’est pas encore découverte, pendant que d’autres ont des solutions.

Vous pouvez avoir ici un problème qui vous parait insolite. Alors que la solution est banale ailleurs.

Donc, les malades du VIH/SIDA doivent comprendre n’est plus une maladie aussi grave qu’ils le pensent. C’est même officiel. Les gens disent que c’est une maladie avec laquelle on peut vivre pendant longtemps. C’est une maladie chronique.

En tout cas, nous, nous soignons le SIDA. En trente jours seulement, vous n’avez plus de virus.


Interview réalisée par:
Boua Kouyaté Tel: (224) 64-66-85-67 et Hawa Daff (224) 64-95-89-07

 
Mamadou Tahirou Barry, biologiste-chercheur : « Nous continuons à soigner le VIH/SIDA en un mois seulement »



Après des années de découverte d’un remède pouvant guérir le VIH/SIDA, la Rédaction de Conakryinfos a rencontré cette semaine le scientifique qui a fait cette découverte inédit. Il s’agit du guinéen Mamadou Tahirou Barry, biologiste-chercheur. Entretien.

Conakryinfos : Bonjour Monsieur, veuillez vous présenter ou représenter à nos lecteurs.

Mamadou Tahirou Barry : Je suis Mamadou Tahirou Barry, biologiste-chercheur guinéen.

Conakryinfos : Vous êtes un biologiste-chercheur guinéen qui a découvert le remède qui guérit le VIH/SIDA. Où en-est-on aujourd’hui avec cette découverte ?

Mamadou Tahirou Barry : Écoutez ! Pas plus tard que ce matin, je viens d’avoir une exception avec un patient séropositif qui était soigné là, et qui aujourd’hui est devenu séronégatif. On l’a constaté hier pour lui annoncer le résultat aujourd’hui. Nous allons même lui remettre un bulletin d’examen pour aller refaire ses examens ailleurs. Je vous rappelle que ce cas est une exception. Sinon, après le soin, le patient doit rester toujours séropositif. C’est pour vous dire que le domaine de la recherche sur le SIDA reste vastement ouvert. Et il faut vraiment continuer les recherches dans ce domaine. Car, il y a beaucoup de choses nouvelles qu’on ne connait pas sur le VIH, et qu’il faut connaitre.

S’agissant du traitement de la maladie, je vous assure qu’elle se traite comme toutes les autres maladies. Il est admis que ce n’est plus une maladie incurable, mais une maladie comme n’importe quelle autre maladie qu’on peut soigner. Et heureusement, nous, nous avons le remède qui soigne cette maladie que les gens continuent à dramatiser.

Conakryinfos : Comment avez-vous fait cette découverte ?

Mamadou Tahirou Barry : Je ne me suis pas levé un beau matin pour dire que je traite le VIH/SIDA. Je suis un biologiste universitaire qui a fait dix ans de recherches et d’expérimentation avant de publier mon premier rapport qui a été présenté à qui de droit. Comme je l’ai dit, c’est du scientifique, on le démontre, on l’expérimente et on le prouve.

Conakryinfos : Quelle est la composition chimique de ce remède ?

Mamadou Tahirou Barry : Comme je vous l’ai dit, la première molécule grâce à laquelle nous avons traité le VIH/SIDA, c’est l’hypochlorite de sodium. Mais, il y a d’autres molécules que je préfère taire parce que quand j’ai publié la première molécule, il y a eu du piratage sous d’autres formes. Mes avocats m’avaient même demandé d’attaquer certaines organisations qui avaient piraté cette formule. Mais, je ne veux pas rentrer dans des polémiques. Moi l’essentiel est que cela profite. J’insiste qu’il ne faut jamais s’injecter ou boire une quelconque substance que nous nommons. C’est dangereux et suicidaire.

Conakryinfos : Comment avez-vous fait les premiers essais après la découverte ?

Mamadou Tahirou Barry : S’agissant de l’hypochlorite de sodium, nous n’avons pas eu besoin de certains essais de base sur des animaux et autres, parce que c’est un produit connu et découvert depuis le 18ème siècle. Nous avons eu juste à trouver la manière qu’il faut pour éliminer le virus avec, sans causer le moindre dommage à l’organisme et au métabolisme. Après, nous avons observé des résultats à la suite desquels nous avons obtenu les étapes suivantes.

Conakryinfos : Après des années de découverte de ce remède, les patients continuent toujours à fréquenter votre cabinet pour se faire soigner ?

Mamadou Tahirou Barry : Depuis la découverte de ce remède, les patients continuent toujours à solliciter nos services. Si vous allez tout de suite dans la cour, vous pouvez interroger des patients qui sont venus de l’intérieur du pays, mais aussi d’autres pays d’Afrique et d’ailleurs.

Donc, les patients viennent de tous les horizons. Même hier, j’ai reçu un patient qui est venu d’Allemagne pour se faire soigner ici en Guinée.
Ce qui est intéressant dans tout ça, c’est qu’il y a d’autres laborantins et médecins qui s’intéressent et qui commencent à faire des propositions d’options de recherche sur des rétroviraux. Donc, ça évolue positivement, et j’espère que ça va continuer pour que le travail soit un travail d’ensemble réalisé par l’ensemble de la classe des médecins, des chercheurs et des biologistes guinéens.

Conakryinfos : Tous les patients qui arrivent chez vous trouvent-ils satisfaction ?

Mamadou Tahirou Barry : Écoutez, en ce qui concerne le VIH, il n’y a aucun doute, tous les patients qui viennent chez nous trouvent tous satisfaction. Mais, le VIH étant une maladie qui ouvre la porte à plusieurs autres maladies, cela fait qu’on vient généralement avec d’autres maladies qui vont être prises en charge par la suite. Donc, en ce qui concerne le VIH, les patients trouvent satisfaction chez nous. C’est pour vous dire que nous continuons à soigner le VIH/SIDA en un mois seulement.

Conakryinfos : Quelles sont les méthodes que vous utilisez pour soigner vos patients ?

Mamadou Tahirou Barry : Nous avons plusieurs méthodes pour signer les patients. Mais, celle que nous aimons très bien et qui donne en ce moment des résultats rapides qui nous donnent satisfaction, c’est la forme injectable qui a une durée de trente jours.

Conakryinfos : Cela veut dire qu’un patient sidéen qui suit régulièrement le traitement peut se voir débarrasser du virus du SIDA en 30 jours ?

Mamadou Tahirou Barry : Absolument ! Cela ne fait l’objet d’aucun doute.

En guise d’exemple, un patient est venu dernièrement de la France avec une charge virale de 4 millions de copies. Mais n’ayant pas beaucoup de temps, il n’a fait que dix jours. Et il est retourné à la vérification avec 3 mille copies.

Conakryinfos : A part la méthode d’injection, quelles sont les autres méthodes de traitement du VIH/SIDA chez vous ?

Mamadou Tahirou Barry : A part cette première méthode, il y a la méthode orale où on prend le produit par la bouche. C’est contraignant parce qu’il y a un régime spécial à respecter que les patients n’arrivent toujours pas à respecter à la maison. Or, la méthode injectable épargne les patients de ce régime. Donc, la méthode injectable est plus pratique chez les patients.

Bref, il existe les méthodes injectable et orale chez nous pour soigner un patient atteint du VIH. Nous avons maintenant cinq molécules différentes avec lesquelles on parvient à éliminer réellement le virus.

Donc, une de ces molécules est carrément administrée par voie injectable. Il y a lieu ici de lever le voile sur une rumeur ridicule que certains malins véhiculent sciemment à savoir que nous injectons de l’eau de javel aux malades. C’est faux,nous n’avons jamais injecté de l’eau de javel à personne. Attention, quiconque boit ou s’injecte de l’eau de javel se suicide. Ceux qui veulent savoir comment nous travaillons sont priés de nous approcher et non pas de prêcher le faux pour connaître le vrai.

Conakryinfos : Parmi les patients que vous recevez, quelles sont les catégories d’âges qui dominent ?

Mamadou Tahirou Barry : Nous recevons toutes les catégories confondues de patients. Mais, les femmes sont les plus nombreuses.

Conakryinfos : Après cette découverte, quelle est la nature de vos rapports avec le ministère de la Santé ?

Mamadou Tahirou Barry : Vous savez les cadres du ministère de la Santé ont été les premiers à me connaitre, mais je ne sais pas s’il y a eu suivi dans l’administration. Mais, j’ai reçu ici des patients qui ont pris les renseignements auprès du ministère de la Santé avant de passer me voir.

Donc, j’ai de bons rapports avec beaucoup de médecins et de responsables de la santé. Je pense qu’il y a une décision politique que les gens n’arrivent pas à prendre, qui pourtant il faut prendre pour sauver des vies. Sinon les autorités au fond, ne sont pas mécontentes de tout ce qui se passe, mais il y a une hésitation due peut-être à des pressions politiques.

En tout cas, je ne suis pas en adversité avec le ministère de la Santé, au contraire, il me protège très bien parce qu’il ne pose pas de problèmes (rire).

Conakryinfos : Après la découverte de ce remède, y a-t-il eu des ONG nationales et internationales qui vous ont fait des offres ?

Mamadou Tahirou Barry : Bien sûr. Il y a même eu des laboratoires internationaux qui m’ont contacté d’être admis en leur sein avec des propositions de grands postes de responsabilité. Mais, j’ai préféré évoluer avec ma petite liberté en collaboration avec l’Etat guinéen, parce que je veux que les guinéens profitent d’abord de cette découverte avant d’aller ailleurs.

Conakryinfos : Alors, que faites-vous pour vulgariser l’accès à ce remède auprès des populations guinéennes ?

Mamadou Tahirou Barry : Je crois en mon fort intérieur qu’il viendra un jour où tout le monde aura accès à nos soins parce que l’évidence va s’imposer. Que les malades viennent se traiter et recouvrent la santé, je crois que c’est une première vulgarisation. Car, cette vulgarisation consistait à être vraie dans ce qu’on est en train de faire. De bouche à oreille j’arrive à atteindre mon objectif.

Ma satisfaction personnelle est que les gens viennent tous les jours pour se faire soigner avec une satisfaction totale. J’espère que l’Etat trouvera le temps et les moyens de s’occuper de la situation à une plus grande échelle.

Conakryinfos : Depuis notre arrivée chez vous les patients ne désemplissent pas votre cabinet, peut-on dire que M. Barry est riche avec cette découverte ?

Mamadou Tahirou Barry : Non, je ne suis pas riche parce que je ne fais pas de commerce pour le moment d’une part, et de l’autre, les gens ne sont pas aisés. C’est déjà avec beaucoup de difficulté qu’ils trouvent le nécessaire pour pouvoir vivre. Donc, si je voulais devenir riche, je pense que peu de personnes auraient bénéficié du traitement. Et mon objectif n’est pas franchement la richesse matérielle, mais je veux seulement une richesse morale que j’ai déjà obtenue.

Conakryinfos : Allez-vous continuer à évoluer dans la modestie pour traiter les personnes atteintes de VIH/SIDA ?

Mamadou Tahirou Barry : Écoutez ! On ne peut respirer qu’en fonction de ses poumons. Moi, je suis guinéen ; l’Etat guinéen a pris en charge ma formation ; et je rends à l’Etat guinéen ce qu’il a investi en moi. Moi, ce problème est petit par rapport à ma personne. Je suis dans un Etat qui a des responsables chargés de voir dans quel cadre utiliser le produit d’un citoyen guinéen. Je vous conseille d’aller poser cette question aux responsables du pays. Moi, je fais en fonction de mes dimensions.

Conakryinfos : Nous sommes au terme de cet entretien, quel message avez-vous à lancer aux malades du VIH/SIDA et aux personnes qui ne croient pas à l’existence d’un remède contre cette maladie ?

Mamadou Tahirou Barry : Ceux qui ne croient pas à l’existence d’un remède contre le VIH/SIDA, je les comprends, ce n’est pas de leur faute. Vous savez Roger Garaudy a dit : « Je peux convaincre n’importe qui de n’importe quoi si je le lui répète à chaque fois sans qu’il ait une autre source d’information ».

C’est pour vous dire que lorsqu’il y a 10 mille personnes qui disent c’est faux, il n’y a pas de remède contre le SIDA ; et qu’une ou deux personnes disent il y en a, il faut être d’une force de caractère et d’un discernement énormes pour pouvoir croire. C’est pour cela justement qu’il faut voir expérimenter pour savoir que ce que nous disons est vrai. C’est pour dire aux gens que le SIDA n’est pas un drame. Mais c’est plutôt une petite maladie qui puisse se guérir comme d’autres maladies.

Conakryinfos : Merci M. Barry.

Mamadou Tahirou Barry : C’est moi qui vous remercie.

Entretien réalisé par Boua Kouyaté
Tél : (224) 64-66-85-67

 
Prince Diabaté : « Je suis à Conakry pour rendre hommage à Momo Wandel à travers un concert inédit »


Après 15 ans d’absence sur scène en Guinée, l’artiste-musicien Prince Diabaté qui vit actuellement en Californie aux États-Unis où il joue dans les compositions musicales des séries et des films hollywoodiens, a décidé d’offrir le 21 janvier 2012, au public mélomane guinéen, un grand concert dédié au grand saxophone et chanteur, feu Momo Wandel Soumah.

En séjour à Conakry depuis trois semaines, Prince Diabaté, de son vrai nom Mohamed Binnè Diabaté, a accordé une interview à Conakryinfos.com pour parler de l’objet de son séjour à Conakry, son concert du 21 janvier au CCFG, ses débuts dans la musique, sa vie aux Etats-Unis et ses projets dans sa carrière musicale. Rencontre avec un musicien qui manie avec dextérité la kora et le ‘’kalélén n’goni’’.

Conakryinfos : Bonjour Prince,

Prince Diabaté : Bonjour Boua et tous les lecteurs de Conakryinfos.

Conakryinfos : Depuis des années, le public mélomane guinéen et les téléspectateurs de la Télévision nationale ne voient plus sur la lucarne joyeuse Prince Diabaté, grand joueur de kora. Que devenez-vous ?

Prince Diabaté : Je vais très bien. Je vis actuellement aux États-Unis où je suis basé à Los Angeles dans l’Etat de Californie.

Conakryinfos : Continuez-vous toujours à faire la musique ?

Prince Diabaté : Bien sûr ! C’est ce que je connais, parce que j’y suis né et grandi tant du côté paternel que maternel. Je continue toujours à faire de la musique entre les États-Unis et la France.

Conakryinfos : Peut-on connaitre l’objet de votre séjour en Guinée ?

Prince Diabaté : Je suis en Guinée pour me ressourcer, dire bonjour à la famille et offrir un grand concert mémorial le 21 janvier 2012 au Centre culturel franco-guinéen pour rendre hommage au doyen Momo Wandel Soumah, grand saxophone et jazzman, qui m’a prodigué de sages conseils dans ma carrière musicale. Il m’a donné beaucoup de courage et m’a donné l’idée de créer mon propre style dans ma carrière musicale.
Donc, Je suis à Conakry pour rendre hommage au doyen Momo Wandel Soumah à travers un concert inédit au CCFG.

Conakryinfos : Pour le concert du 21 janvier, vous jouerez avec des musiciens américains ou guinéens ?

Prince Diabaté : Pour le concert mémorial Momo Wandel, je jouerai avec des artistes guinéens qui sont déjà sur place. Mais, il y aura aussi un de mes élèves du nom de Bruno Coon qui est venu spécialement des États-Unis pour participer à ce grand concert. Cet élève qui est un grand compositeur à Hollywood ouvrira le concert par des notes de kora inédites qu’il a apprises avec moi.

Au moment où je vous parle, nous sommes en phase de boucler nos répétitions avec un orchestre dirigé par le guitariste Sékou Camara ‘’Yakhoumba’’ Sékou et le maestro Maître Barry.

Conakryinfos : Vous parlez de l’arrivée en Guinée d’un de vos élèves américains. Voulez-vous dire que vous avez une école d’apprentissage de kora aux États-Unis ?

Prince Diabaté : Non, je n’ai pas d’école d’apprentissage de kora aux États-Unis. Mais, je donne des cours privés à des américains qui sont séduits par la kora, notamment à Los Angeles en Californie. Récemment, j’étais même à New York pour des cours privés à des élèves dont le nombre s’agrandit d’année en année.

Conakryinfos : Parmi les précurseurs de la musique guinéenne, pourquoi le choix sur Momo Wandel Soumah pour lui rendre un hommage spécifique ?

Prince Diabaté : J’ai décidé de rendre hommage spécifique au doyen Momo Wandel, un saxophone hor-pair, pour plusieurs raisons dont je préfère taire certaines.

Par exemple lors du concert ‘’Découverte RFI’’ en 1990, j’ai joué sur la même scène avec le doyen Wandel, suivi de certains artistes guinéens et même des artistes africains de renom d’alors comme Ray Lema. Ce jour, il m’a encore encouragé en me demandant de créer mon propre style, c’est-à-dire ma propre signature qui sera différente de celle des autres musiciens.

Donc, ses conseils restent toujours gravés dans ma mémoire. C’est pourquoi, j’aime beaucoup écouter ses morceaux de jazz puisés des chansons traditionnelles.

C’est pour rendre un hommage mérité à cet artiste émérite que j’ai décidé de lui dédier ce grand concert, premier du genre après ma sortie de la Guinée, pour honorer sa mémoire.

Conakryinfos : Avant de décider de rendre hommage à Momo Wandel, avez-vous rencontré sa famille pour lui faire part de votre initiative ?

Prince Diabaté : Bien sûr. La famille du doyen Wandel est informée de l’organisation de ce concert par un de ‘’ses élèves protégés’’ que je suis. Je me suis rendu en personne dans la famille Soumah à Dixinn pour lui parler de ce concert. C’est sa fille et ses deux épouses que j’ai rencontrées là-bas. En leur exposant ce projet, j’ai été étonné de savoir que sa fille là était une amie d’enfance.

Après avoir écouté ma proposition, la famille de Momo Wandel s’est réjouie de l’honneur que j’ai décidé de rendre à leur feu père. Sa fille Hadja nous a même rassurés que le jour du concert, toute la famille se rendra au CCFG pour suivre ce concert qu’elle a qualifié d’inédit. A la fin de la visite dans la famille Soumah, les deux femmes du doyen ont beaucoup prié moi pour avoir pensé à leur mari qui a rejoint le Royaume du silence.

Donc, la famille du doyen Momo Wandel est bel et bien informée de l’organisation du concert mémorial qu’on lui a dédié.

Mais, je rappelle que ce concert n’a rien de commercial ; c’est un concert humanitaire que j’ai décidé d’organiser pour rendre hommage au maestro, Momo Wandel Soumah. Mon concert à Conakry a pour objectif d’immortaliser le doyen Momo Wandel Soumah, un grand homme de la culture guinéenne que les gens ont tendance à oublier depuis son décès. Désormais, ce concert aura lieu à Conakry après chaque deux ans.

Conakryinfos : Avant d’être aux États-Unis, pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours musical ?

Prince Diabaté : Écoutez ! Je suis né dans une famille griotte. C’est pour vous dire que mon père et ma mère sont tous des griots. Quand mon papa apprenait mon grand-frère à jouer la kora, j’étais toujours à côté en train d’observer. Avec tout ça, mon père ne voulait pas que je fasse la musique, car, il voulait que j’étudie pour être un cadre supérieur.

Mais, c’est grâce au premier président de la Guinée, Ahmed Sékou Touré que j’ai eu l’opportunité de faire la musique comme je le voulais. Cela s’est passé lors de la célébration de la fête de célébration de l’indépendance de la Guinée (2 octobre) à la Place des Martyrs de Kindia où le président de la République était présent avec certains membres de son gouvernement.

Tous les habitants de Kindia s’étaient vêtus de blanc pour aller célébrer la fête de l’indépendance avec le président Sékou Touré. Même les membres de ma famille avaient également fait le déplacement pour faire la fête avec le Chef suprême de la Révolution.

Moi aussi à 7 ans, ne voulant pas rater l’occasion, j’ai pris mon costume blanc que j’aimais beaucoup pour aller à la Place des Martyrs de Kindia avec la petite kora de mon grand-frère pour aller jouer pour le président de la République.

Arrivé à la Place des Martyrs, les militaires m’ont violemment bloqué m’empêchant d’aller devant la tribune. Finalement, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai pu franchir la barrière de militaires, de policiers et gendarmes pour me retrouver en face du président Sékou Touré.

Ainsi, j’ai commencé à jouer avec dextérité la kora que je détenais. Quand je jouais, le président Sékou Touré n’entendait pas. Il m’a vu jouer, et m’a fait signe de monter à la tribune pour venir jouer devant lui avant de faire asseoir à ses côtés. Il m’a demandé ce que je veux. Je lui ai dit de prier mes parents de me laisser jouer la kora.

C’est ainsi qu’à la fin de la cérémonie, il m’a pris à pris à Kindia dans sa voiture Cadillac blanche pour m’emmener avec lui à Conakry où j’ai passé deux semaines dans la cour du palais présidentiel, avant de me confier à Tantie Jeanne Macauley, la Directrice du théâtre national d’enfants d’alors dénommé ‘’Troupe André Touré’’. C’est comme ça que j’ai commencé à jouer dans le théâtre national d’enfants.

A Conakry, le président Sékou Touré a appelé le gouverneur de Kindia d’alors Ansoumane Condé pour aller dire à mes parents qu’il m’a introduit au sein du théâtre national d’enfants de Guinée.
Entre-temps, Maitre Gadirou de Biro band de Kindia m’a approché pour m’introduire dans l’orchestre fédéral de Kindia.

Après tout cela, je voulais apprendre plus pour devenir un grand artiste de renom. C’est ainsi que j’ai décidé d’aller en aventure en Côte d’Ivoire dans les années 1981-1982. A Abidjan, j’ai participé à un concours à Treichville où j’ai gagné le premier prix. C’est à l’issue de ce concours qu’on m’a donné le nom ‘’Prince Diabaté’’. C'est-à-dire le prince de la kora.

Après le périple ivoirien, je suis retourné en Guinée en 1985 pour continuer la musique dans mon pays que j’aimais tant. A Conakry, j’ai été découvert par le journaliste Justin Morel Junior qui m’a invité à la Radio télévision guinéenne (RTG) pour faire mon premier enregistrement télévisé. C’est là que j’ai joué la salsa avec la kora.

Depuis ce jour, ce sont mes images qui passaient chaque jour à la télévision nationale avant le grand journal télévisé.

J’ai été aussi encouragé par d’autres artistes dont j’oublie les noms, mais que je salue beaucoup à travers votre médium.
Avec ce succès, j’ai créé mon propre groupe appelé ‘’Groupe Prince Diabaté’’ qui a fini par donner naissance au duo ‘’Prince Diabaté-Amara Sanoh’’.

J’ai vu un jour Amara Sanoh de passage avec un jeune guitariste avant de l’inviter à se joindre à moi pour former un groupe. Après cette rencontre, nous avons commencé à faire des répétitions qui ont donné naissance à l’album ‘’Lamarana’’. Nous avons participé à l’émission ‘’Découverte RFI 1990’’ au palais du Peuple où je me suis fait remarquer avec brio parmi de grands artistes. Avec ce groupe, nous avons été en France et aux États-Unis grâce à Mme Rougui Barry ‘’RBB’’. C’est après cette tournée que j’ai décidé de rester aux États-Unis pour suivre ma carrière musicale.

Conakryinfos: Donc, finalement vous n'avez pas pu étudier comme le voulait votre père ?

Prince Diabaté: Non. Comme mon père avait refusé de m'apprendre la kora, moi aussi, j'ai refusé d'étudier. Je n'ai fait qu'une semaine à l'école primaire.

Conakryinfos : En plus de la kora, vous jouez aujourd’hui avec dextérité un nouvel instrument appelé ‘’kamalén n’goni’’ qui est méconnu des guinéens. Comment avez-vous réussi le mariage entre la kora et le ‘’Kamalén n’goni’’ ?

Prince Diabaté : Rire. J’aimais le ‘’kamélén n’goni’’ depuis à l’enfance. Mais, je n’ai jamais eu le temps de l’apprendre en Guinée. C’est quand je suis sorti du pays que j’ai appris à jouer cet instrument à l’issue des cours privés que j’ai suivis avec un burkinabé. Donc, ça fait 11 ans que je joue le ‘’kamélén n’goni’’.

C’est après l’apprentissage du ‘’kamélén n’goni’’ que j’ai compris que mon arrière-grand-père maternel jouait aussi avec dextérité cet instrument de musique ancestral. C’est le grand-frère de mon prère qui m’a vu jouer avec cet instrument qui m’a dit : « C’est l’instrument que le grand-père de ta maman jouait ». C’est une nouvelle qui m’a fait beaucoup plaisir.

A mon tour, je vais essayer de l’enseigner à la nouvelle génération. Car, avant, le ‘’kamélén n’goni’’ était un instrument propre au Mali, à la Guinée et da Burkina Faso. Mais, aujourd’hui, cet instrument tend à disparaitre de la musique guinéenne au profit des autres pays de la sous-région.

Conakryinfos : Voulez-vous dire que vous êtes le seul musicien guinéen à jouer cet instrument ?

Prince Diabaté : Pour le moment, je suis l’unique artiste-musicien guinéen de ma génération qui essaie de réintroduire le ‘’kamalén n’goni’’ dans la musique guinéenne. C’est un instrument magnifique qu’i faut sauver. Car, il a une belle note. C’est pentatonique ! J’ai beaucoup aimé ça. C’est pourquoi je me bats pour le faire revenir dans notre musique.

Conakryinfos : Y a-t-il une différence entre la kora et le kamélén ngoni se ressemblent beaucoup ?

Prince Diabaté : Oui, il y a une grande différence entre la kora et le ‘’kamélén n’goni’’. Ce sont deux instruments diamétralement opposés. Tout d’abord, au niveau des accords, la kora est diatonique alors le ‘’kamélén n’goni’’ est pentatonique. Ensuite, le ‘’kamélén n’goni’’ a six cordes tandis que pour la kora en a vingt-et-une. Mais mon ‘’kamélén n’goni‘’ est très particulier, parce qu’en plus de ses six cordes, j’en ai rajoutées quatre extra cordes.

Conakryinfos : On vous connait comme un excellent joueur de kora, mais vous êtes devenu par la suite un excellent chanteur. Comment avez-vous réussi à être à la fois un joueur de kora et un chanteur ?

Prince Diabaté : Écoutez ! Tout ce que vous faites dans la vie, il faut le faire avec dextérité et courage. Je suis un artiste qui veut apprendre chaque jour de nouvelles choses. Aux États-Unis, j’ai suivi des cours de chant que j’ai développés avec les doyens Mafila Kanté et Modjèrhè Bah.

Le premier m’a donné des cours de musique mandingue et du Ouassoulou ; et le deuxième m’a enseigné la musique pastorale qu’on appelle musique peul. Je me confie aussi avec d’autres anciens de la musique guinéenne, parce que quand ils partent aujourd’hui, ils partiront avec tout ce qu’ils ont appris de leurs parents.

Pour raffiner tout cela, je le fais avec ma mère qui me donne des cours sur les anciens chants traditionnels populaires que j’ai oubliés. Donc, je continue à apprendre chaque jour.

Conakryinfos : Donc, vous venez souvent en Guinée pour vous ressourcer ?

Prince Diabaté : Bien sûr ! Chaque année je viens en Guinée pour me ressourcer auprès de ma mère qui a 83 ans cette année. C’est elle qui me donne parfois des cours de chants traditionnels. Comme je l’ai déjà dit, je consultais aussi le doyen Manfila Kanté de Paris sur la musique traditionnelle mandingue. Côté peul, c’est le doyen Modjèrhè Bah qui me donnait aussi des cours sur la musique peul.

Mais, très malheureusement, tous ces maitres sont décédés aujourd’hui. Je profite de l’occasion pour demander à Dieu de les accueillir au paradis.

Je fais tout cela avec des va-et-vient entre les États-Unis et la Guinée pour ne pas perdre et oublier l’originalité.

Conakryinfos : En tant que joueur de kora et chanteur, quelles sont vos sources d’inspiration ?

Prince Diabaté : Mes sources d’inspirations viennent de deux côtés. D’un, je veux rester un griot mandingue fidèle à la tradition. C’est pourquoi, chaque année, je viens en Guinée pour me ressourcer.

Deuxièmement, c’est le mariage avec la musique moderne à l’image des gens que je rencontre à l’étranger. C’est le cas de mon élève Bruno Cole qui jouera avec moi au concert du 21 janvier prochain au Centre culturel franco guinéen. L’inspiration à la musique moderne me réussit beaucoup aujourd’hui. J’ai joué dans le groupe ‘’ Symphonie du Nouveau Mexique’’ aux Etats-Unis.

J’ai travaillé aussi avec le plus grand groupe hip-hop de Californie appelé Ozo Martly. Je suis aussi membre du groupe ‘’Sèwèkan’’ de Mamady Kéita ‘’Djémbéfôla’’. C’est pour vous dire que je m’inspire des musiques traditionnelle et moderne.

Conakryinfos : Le duo ‘’Prince Diabaté-Amara Sanoh’’ ont fait chanté et dansé les guinéens dans les années 90 avec le titre ‘’Maderissa’’. Alors, que vous rappellent ces années de succès pour vous ?

Prince Diabaté : Franchement, je vous dis que ces années ont beaucoup marqué notre carrière musicale. C’est des années de bons souvenirs. Car, elles ont été belles et magnifiques, parce que tout le monde aimait ce qu’on faisait.

Mais, il fallait sortir pour améliorer ce qui était déjà fait pour ne pas être limité. C’est pourquoi j’ai décidé d’aller vivre aux Etats-Unis. Amara Sanoh même est venu avec moi là-bas où j’ai eu la chance de faire la connaissance des artistes qui m’ont introduit à Hollywood pour la composition des musiques de films et de séries télévisées.

Conakryinfos : Que devient Amara Sanoh ? Et quels sont vos rapports aujourd’hui ?

Prince Diabaté : Amara vit toujours en Guinée. Nous sommes des amis de très longue date, même si aujourd’hui, nous ne sommes plus des partenaires. A chaque séjour en Guinée, je le cherche pour le saluer et lui demander de nos anciens amis communs.

Mais, ce qui n’est pas entre nous, c’est le travail. Mais nous sommes de très bons amis qui ont fait de très bons moments ensemble. Donc, ce n’est pas aujourd’hui qui va nous séparer ni demain. Je serai toujours à ses côtés en tant qu’ami.

Conakryinfos : Vous avez parlé de Hollywood. Voulez-vous dire ici que vous avez joué dans certains films hollywoodiens ? Et quels sont vos relations avec les acteurs hollywoodiens ?

Prince Diabaté : Bien sûr. J’ai travaillé avec l’un des plus compositeurs de Hollywood du nom Hans Zimmer qui a eu beaucoup de prix pour ses compositions. C’est lui qui a composé la musique du film ‘’Gladiator’’. Même dans le nouveau ‘’Gladiator’’, il a ses notes dedans.
Récemment, un autre compositeur du nom Kevin Kiner m’a demandé de jouer dans la musique d’un film sur les animaux. C’est lui a composé la musique de la série ‘’CSI Miami’’.

J’ai aussi travaillé avec un brésilien appelé Hector Perreira qui vit à Hollywood. Avec lui, on a travaillé sur un film appelé ‘’Runing the Sahara’’ qui a très bien marché aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.

Conakryinfos : Vous êtes l’un des rares musiciens guinéens qui sont sortis et qui ont réussi à s’adapter à la World-Music, mais avez-vous un plan de carrière musicale ?

Prince Diabaté : Bien sûr ! Ma carrière musicale internationale est tracée depuis ma sortie de la Guinée. Pour preuve, tous ceux qui veulent avoir des informations sur ma carrière internationale, peuvent se connecter sur le site www.princediabate.com pour connaitre tout sur ma vie. Ils verront des images de mes tournées et des prix que j’ai obtenus durant ma carrière internationale.

Conakryinfos : Combien d’albums avez-vous sur le marché ?

Prince Diabaté : Dans ma carrière, j’ai participé à la réalisation de plusieurs albums nationaux et internationaux. Mais, personnellement, j’ai à mon compte deux albums solo.

Conakryinfos : Comment faites-vous vos tournées en Europe ?

Prince Diabaté : En Europe, j’appartiens à un groupe africain composé d’un trio appelé ‘’Kora Friends’’, formé de Ba Cissoko (Guinée-France), N’Fanly Kouyaté (Belgique) et Prince Diabaté (Etats-Unis). Avant de sortir en tournée avec ce groupe, on se regroupe à Bruxelles chez N’Fanly Kouyaté où nous suivons nos répétitions.

Conakryinfos : Malgré votre célébrité internationale, vous êtes méconnu de la nouvelle génération, menez-vous des démarches pour être en contact avec les jeunes artistes guinéens pour qu’ils puissent bénéficier de votre expérience ?

Prince Diabaté : C’est vrai, ça fait quinze ans que j’ai quitté la Guinée. Donc, peu de jeunes d’aujourd’hui me connaissent dans la musique. Mais, j’ai plein de projets pour me faire connaitre davantage auprès de la nouvelle génération.

Après le concert, j’invite tous les jeunes qui veulent apprendre à jouer à la kora et au ‘’kamélén n’goni’’ de venir suivre des cours d’apprentissage gratuits que je vais leur offrir, suivi de l’historique de la kora et du ‘’kamélén n’goni’’.

Conakryinfos : Quelle est votre vision de la musique guinéenne après 15 ans de vie aux États-Unis ?

Prince Diabaté : Écoutez ! Il faut dire en général que la musique guinéenne n’est consommée qu’en Guinée seulement. La musique guinéenne est barricadée par rapport à d’autres musiques qui arrivent néanmoins à s’en sortir.

Je pense que quand on veut faire une musique sérieuse, il faut le faire de façon universelle pour qu’elle soit consommée par toutes les personnes qui auront la chance d’écouter cette musique. C’est pour vous dire que la musique n’a pas de frontière quand elle est bien faite.

Parlant de notre musique, je dirais que ce n’est plus comme avant, parce que maintenant, on ne fait plus de recherche comme au temps des grands artistes guinéens qui ont fait sortir la musique guinéenne de sa torpeur pour s’imposer sur le continent africain et sur d’autres cieux.

Malgré qu’elle soit dans les temps le porte-flambeau de la musique africaine avec des artistes émérites comme Kouyaté Sory Kandia, Aboubacar Demba Camara de l’orchestre Bembeya, Momo Wandel Soumah, le compositeur La Playa (qu’on a tendance à oublier), Djély Fodé Diabaté, Kéita Fodéba et d’autres, la musique guinéenne est en train de reculer par rapport à celle d’autres pays qui se sont inspirés d’elle pour pouvoir voir le chemin aujourd’hui.

La musique guinéenne que j’ai connue hier, est différente de celle que je vois aujourd’hui. Parfois, quand je fais la comparaison, j’ai des larmes aux yeux.

Conakryinfos : Pour le concert du 21 janvier, avez-vous un appel à lancer au public mélomane pour venir nombreux vous suivre sur scène après 15 ans d’absence sur scène en Guinée ?

Prince Diabaté : Je n’ai pas trop de commentaires à faire sur le concert dénommé ‘’hommage au doyen Momo Wandel Soumah’’. Seulement, tous ceux qui connaissent et veulent de la bonne musique, ils n’ont qu’à venir très nombreux le samedi 21 janvier 2012 à partir de 19H30 au CCFG pour suivre en live ce concert inédit. Ils verront que ce que j’ai appris à l’étranger est venu s’ajouter à ce que j’avais appris en Guinée.

Je promets un spectacle inédit dans la salle de spectacles du Centre culturel franco-guinéen.

Conakryinfos : Au-delà de votre promotion aux Etats-Unis et en Europe, avez-vous entamé des démarches pour votre promotion en Guinée et sur le reste du continent africain ?

Prince Diabaté : Effectivement ! J’y ai pensé depuis des années maintenant. Pour ce faire, j’ai déjà eu un manager en Guinée appelé Ballaya Diallo pour s’occuper de la gestion de ma carrière au pays, et essayer de mettre des choses en place pour des tournées africaines.

Je compte même aller au Mali très bientôt pour y donner un grand concert. Car, j’ai des racines au Mali d’où est venue ma mère qui est de Bamakokoura.

Conakryinfos : Avez-vous des projets pour la promotion de la culture guinéenne en général et la musique en particulier ?

Prince Diabaté : Bien sûr. Je compte enseigner à la nouvelle génération la pratique des deux instruments que je joue avec dextérité. Je veux léguer ma connaissance à nos jeunes qui veulent nous remplacer demain. J’ai d’autres projets dans le domaine de la promotion de la musique guinéenne, mais dont je préfère taire pour le moment.

Conakryinfos : Merci Prince.

Prince Diabaté : Je remercie Conakryinfos pour l’intérêt qu’il accorde à la promotion de la culture guinéenne.

Je n’oublie pas également de remercier le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) qui m’a permis d’organiser à Conakry le concert dédié au doyen Momo Wandel Soumah. Le CCFG a mis à ma disposition la salle de répétition en assurant aussi le cachet des artistes qui vont jouer avec moi pour ce concert sans oublier d’autres avantages dont je préfère taire ici.

En tout cas, c’est grâce au Centre culturel franco-guinée que j’ai eu l’opportunité de retrouver mon public après quinze années d’absence du pays.

Enfin, j’invite tout le public mélomane guinéen à venir regarder leur Prince Diabaté qu’ils ont toujours aimé avec tendresse.

Entretien réalisé par Boua Kouyaté
Tél : (224) 64-66-85-67

 
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