Le numéro un mondial de l'aluminium, le groupe russe Rusal, a protesté vendredi contre des réclamations fiscales de l'Etat guinéen d'un montant d'environ 5 millions d'euros.
Dans un communiqué publié à Conakry, Rusal estime "mal-fondées des réclamations concernant la soi-disant dette fiscale" de ses sociétés en Guinée, formulées par le ministère du Contrôle économique et financier.
Le groupe russe affirme n'avoir reçu "aucune réclamation fiscale officielle de la part du gouvernement guinéen et paie ses droits fiscaux conformément à la législation".
Il rappelle qu'il est présent depuis dix ans en Guinée, premier producteur mondial de bauxite, période au cours de laquelle il affirme "être devenu l'un des plus grands investisseurs étrangers en assurant la demande garantie de bauxite et d'alumine guinéens" et en procédant à "la modernisation" du secteur.
Rusal affirme être "l'un des plus importants employeurs et contribuables" de Guinée où il a recruté "près de 2.500 personnes dont 97%" sont Guinéens et qu'il a investi près de 400 millions de dollars US "dans la modernisation de la production, les projets sociaux et d'infrastructure".
En dépit des demandes de l'État guinéen, le groupe affirme avoir "l'intention de continuer son activité en Guinée comme investisseur stratégique de bonne foi en augmentant sa production et sa participation dans le développement social et économique du pays".
Rusal fait partie d'une liste de 41 entreprises guinéennes et étrangères rendues publiques cette semaine par le gouvernement qui leur réclame le paiement de taxes et impôts non payés selon lui.
Le nouveau gouvernement guinéen du premier président démocratiquement élu du pays, Alpha Condé, semble décidé à réexaminer toutes les politiques économiques et fiscales des régimes militaires précédents.
Fin janvier, il avait ainsi annoncé qu'il entendait revoir les baux signés du temps du président Lansana Conté (1984-2008) pour prendre "possession de tout le patrimoine bâti et non bâti" du pays.
Alpha Condé, élu en novembre et entré en fonction en décembre 2010, avait déclaré le 1er janvier qu'il "veillerait à la moralisation de la vie publique" dans son pays miné par la corruption.
Source: tamtamguinee
Conakryinfos
|