C’est la bibliothèque de l’ambassade des États Unis qui a servi de cadre hier lundi 23 mai, à l’ouverture d’un séminaire de formation sous le thème « introduction à la couverture médiatique de la corruption ».
Ce séminaire de formation a connu la participation d’une trentaine de journalistes sur cinquante invités par l’ambassade américaine en Guinée. Il s’étendra jusqu’au 27 mai prochain.
Initié par l’ambassade d’Amériques en Guinée, la cérémonie d’ouverture a été rehaussée de la présence de Patricia Moller, Ambassadeur des États-Unis en Guinée, Mme Martine Condé présidente du CNC et François Falcon, Secrétaire exécutif de l’Agence Nationale de la Lutte Contre la Corruption.
Dans la séquence des interventions, Patricia Moller a souhaité la bienvenue aux journalistes, avant de situer la cérémonie dans son contexte. Selon la représente américaine, ce séminaire vient enrichir le bagage des hommes de médias en Guinée.
Le représentant de l’Agence nationale de la lutte contre la corruption, François Falcon a rappelé le rôle de la presse a savoir : informer le public sur les actions du gouvernement.
« L’information à cet égard, est l’oxygène de la démocratie et de la pleine participation des populations au processus de développement durable. Elle n’est pas seulement nécessaire au public, c’est un élément constitutif d’un bon gouvernement et d’une bonne gouvernance. », a ajouté M. Falcon.
Le Directeur de l'Agence nationale de lutte contre la corruption, Mohamed Falcon a également indiqué que selon une enquête réalisée en 2003 et publiée en 2005, plus de 500 milliards de GNF sont détournés chaque année en Guinée.
« Trafic d’influence, détournement d’argent public, népotisme, contournements des lois et règlements pour des gains personnels, surfacturation, recyclage de mandat, falsification de dossiers sont autant d’exemples de corruption identifiés en Guinée. », a surenchéri Mohamed François Falcon.
Pour le Directeur National de l’Agence de Lutte Contre la Corruption, un trillions de dollars (1.000.000.000.000) sont, selon la Banque Mondiale, gaspillés chaque année à travers le monde dans les pratiques de corruption.
Réduire la corruption en Guinée permettra d’augmenter rapidement la croissance jusqu'à 3% et de réduire la pauvreté de l’ordre de 75% selon l’Agence Nationale de Lutte Contre la Corruption.
« Si après 52 ans d’indépendance, la Guinée ne se retrouve pas parmi les pays développés, il faut dire que l’une des facteurs du retard de la Guinée est la mauvaise gestion, car la corruption décourage les investisseurs. », a conclu François Falcon.
Ahmadou Hamzah Bah Tél : (224) 64-21-98-85
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