Dans la nuit du mercredi à jeudi, aux environs de 23 heures, le jeune journaliste-reporter à la présidence de la République, Sanassy Kéita a été victime d’attaque d’un groupe de bandits sur l’axe Bambéto-Hamdallaye alors qu’il quittait le siège de la télévision nationale, la RTG-Koloma, a appris Conakryinfos de bonne source.
Selon nos sources, mercredi soir, après l’élimination du Syli national de la CAN 2012 avec un match nul 1-1 contre le Ghana, plusieurs jeunes se faisant passer pour des supporters, ont érigé des barricades sur l’autoroute Le Prince pour perturber la circulation sur l’axe Hamdallaye-Bambéto.
Ainsi, tout automobiliste venant tomber sur ces barricades était attaqué et dépouillé de tous ses biens.
C’est dans cette situation que le journaliste Sanassy Kéita a été surpris par l’ampleur des barricades et des manifestants qui s’en sont pris à sa voiture et ses occupants qui ont été dépouillés de leurs biens.
Joint par Conakryinfos, la victime Sanassy Kéita a confirmé l’attaque de sa voiture sur l’axe Bambéto-Hamdallaye par un groupe de bandits qui ont tout emporté dans la voiture.
« Je quittait la RTG-Koloma aux environs de 23 heures quand j’ai été attaqué par un groupe de bandits se faisant passer pour des supporters du Syli national. Au début, je ne m’attendais à rien. Soudain, j’ai vu la route barricadée par des ordures et des blocs de pierre », a-t-il expliqué.
« Quand j’ai vu ces barricades, j’ai ralenti pour stationner. C’est ainsi que j’ai vu une vingtaine de jeunes nous encercler pour nous demander de sortir de la voiture en s’attaquant immédiatement à nous », a ajouté Sanassy Kéita.
Selon la victime, les assaillants ne sont pas repartis bredouille. Car, poursuit-il, un ordinateur dans lequel les images du président de la République sont traitées pour la télévision nationale, a été emporté avec tous ses accessoires. A cela s’ajoutent une importante somme d’argent, un appareil photo numérique, des téléphones portables et un pistolet d’un sergent qui était dans la voiture au moment de l’attaque.
A la question de savoir pourquoi le militaire n’a pas utilisé son arme pour dissuader les assaillants, Sanassy dit que le militaire même a été dépassé par les événements. Ce qui fait que selon lui, le sergent n’a pas eu le temps nécessaire pour dégainer son pistolet pour dissuader les jeunes manifestants.
« Même moi, il a fallu que je dise ‘’ne vous approchez pas, sinon je vais tirer que les jeunes ont pris la fuite pour nous laisser avec la voiture’’ », a-t-il déclaré.
Après l’attaque, des témoins soutiennent que des forces de l’ordre sont immédiatement arrivées sur les lieux pour interpeller des gens qui s’y trouvaient.
« Ces personnes ont été conduites au commissariat central de Ratoma pour des fins d’enquête », soutient un témoin.
Cette attaque du journaliste Sanassy Kéita de la présidence de la République relance le débat sur l’insécurité dans la capitale où des attaques à main armée restent récurrentes malgré la présence des forces de l’ordre dans certains grands carrefours de Conakry.
Boua Kouyaté Tél : (224) 64-66-85-67
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