La Brigade de répression du banditisme (BRB) relevant de la direction centrale de la police judicaire (DPJ), a présenté ce lundi 30 Avril, six bandits de grand chemin qui ont participé à plusieurs attaques à main armée dans la capitale guinéenne, a constaté Conakryinfos.
Ces bandits armés composés de cinq homes et d’une femme, semaient la terreur sur les pauvres populations dans les quartiers Cimenterie, Sofonia, Tombolia dans la haute banlieue de Conakry et ses environs, spécialement à Dukreka et à Coyah. Ce sont : Sékou Fofana ‘’Drogba’’, Lansana Camara ‘’Kayé’’, Mamadou Diouldé Barry ‘’Djalika’’, Fodé Soumah ‘’Defo’’, Abass Camara ‘’Vieux’’ et Mamata Camara ‘’Kamal’’.
Selon le commissaire Mamady Kourouma, directeur central adjoint de la DPJ, ‘’excepté la femme, tous les cinq malfrats sont des repris de justice qui tombent encore dans es filets de la brigade de répression du banditisme’’.
Ces bandits sont accusés entre autres d’avoir tué un policier à la Carrière et d’avoir causé nombreux dégâts matériels sur les paisibles citoyens dont le vol de téléphone, d’argent, d’objets précieux et de voitures.
Ils avaient sur eux trois fusils PMK, trois chargeurs bien garnis de balles et des gris-gris. Interrogés sur l’origine de leurs armes et de leurs munitions, ces malfrats disent qu’ils sont souvent approvisionnés par un lieutenant du nom d’Okonor, qui est très connu dans la livraison des armes aux bandits. De sources policières, c’est à cause de ces actes qu’il a été déshabillé, jugé et condamné. Mais, selon toujours les mêmes sources policières, le lieutenant Okonor aurait retrouvé sa liberté et vit actuellement quelque part à Kipé dans la commune de Ratoma.
Selon la police, le chef du gang nommé KPC, est toujours en cavale. Et c’est sa cuisinière Mamata Camara ‘’Kamal’’ qui servait de guide aux bandits dans leurs opérations dans les villas des nantis de la capitale guinéenne.
Pour le Directeur central adjoint de la police judiciaire, « ces malfrats qui ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, ont été arrêtés sans brutalité grâce aux conseils des autorités guinéennes ».
Parmi les nombreuses attaques opérées par ces malfrats, figure l’attaque du domicile du chef de cabinet du ministère délégué à la Sécurité, Sako Moussa Camara.
Ce lundi, plusieurs victimes ont pris part à la cérémonie de présentation de ces malfrats dans l’enceinte de la direction centrale de la police judiciaire.
Visiblement satisfait des efforts de ses hommes qui ont réussi à mettre hors d’état de nuire ces six malfrats, le directeur national de la police, Mohamed Garre, a invité la justice guinéenne d’éviter toute évasion de criminels jugés et condamnés.
« Je lance un appel solennel à la responsabilité de la justice guinéenne, parce que tous ces malfrats sont des repris de justice. Il y a parmi eux, un qui a été condamné à 20 ans de prison pour assassinat et attaques à main armée. Il n’a pas purgé sa peine. Et il s’est retrouvé aujourd’hui dehors », a-t-il déclaré.
« Quelque soit les efforts fournis par la police et la gendarmerie, si la justice ne nous vient en aide et en appui, nos efforts seront vains », a avoué M. Garre. L’arrestation de ces six bandits à main armée qui ont sévi dans la capitale guinéenne et ses environs, relance le débat sur la recrudescence de l’insécurité contre laquelle les citoyens ne savent plus à quel saint se vouer.
Younoussa Bangoura avec la collaboration de Boua Kouyaté Tel : (224) 24-19-42-26 Conakryinfos.com
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