Des centrales syndicales de Guinée au nombre de 8 envisagent de recourir à l'Organisation internationale du travail (OIT) basée à Genève dans la guerre de leadership qui mine la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), dans une déclaration rendue publique ce mardi, dont notre rédaction a obtenu une copie. Cette décision survient en guise de réaction au verdict du tribunal de travail de Mafanco, qui le 16 décembre dernier avait renvoyé dos à dos les deux protagonistes de cette affaire qui défraie la chronique, dont aucun aux yeux du tribunal "n'aurait une légitimité''. Ainsi le congrès de la CNTG qui a donné lieu à l'élection d'Amadou Diallo du 22 au 24 septembre au poste de secrétaire général de la centrale a été déclaré "nul'' par le tribunal de travail, ainsi que l'élection organisée à son tour le 26 septembre par Yamoussa Touré, qui elle aussi n'est pas reconnue par la justice. Les centrales syndicales signataires de cette déclaration rejettent la décision du tribunal tout en indiquant qu'elle a pour "but de déstabiliser le mouvement syndical guinéen''. C'est ainsi qu'elles ont décidé de porter plainte contre le gouvernement guinéen auprès de l'OIT pour "violation des articles 87 et 98 ratifiées'' par la Guinée. Les 8 centrales que sont la CNTG, l'USTG, l'UDTG, l'ONSLG, le SIFOG, la CGSL, la CGFG, la CGTG invitent par la même occasion les travailleurs et travailleuses des secteurs publics, mixtes, privés et informels à une assemblée générale le mercredi 21 décembre, à la Bourse du travail à 10 heures. Cette assemblée général aura pour ordre du jour "l'analyse de la situation qui prévaut au sein du mouvement syndical guinéen''.
Xinhua
|