Tous les citoyens Libériens vivant en Guinée vont perdre leur statut de réfugié d’ici fin juin 2012.
C’est une annonce faite ce mardi à Conakry par Mohamed Touré, représentant spécial du Haut commissariat des réfugiés en Guinée lors d’une conférence de presse à laquelle a pris paris part Conakryinfos.
Cette décision du HCR fait suite au retour de la paix constaté dans les différents pays d'où sont originaires ces réfugiés, notamment la Sierra Leone, le Rwanda, l’Angola et le Libéra, longtemps minés par des guerres civiles.
Selon le représentant du Haut commissariat des réfugiés à Conakry, la Guinée compte de nos jours sur son sol près de 10.000, notamment dans la capitale et dans la région forestière.
« Au Liberia, une période de guerres civiles a commencé en 1989 et a pris fin en 2003 avec la signature de l’accord de paix global et de départ du président d’alors, Charles Taylor. Bien que la majorité des réfugiés libériens sont rentrés chez eux, un nombre non négligeable reste en exil. La Guinée en compte actuellement près de 10 mille à Conakry et dans la région forestière », a déclaré M. Mohamed.
Selon le représentant du HCR, des stratégies ont été établies pour la réussite de ladite opération.
Selon lui, des solutions sont envisagées pour que les réfugiés vivant sur le territoire guinéen puissent rentrer définitivement chez eux, ou travailler en toute tranquillité dans leur pays d’asile.
Ces solutions envisagées sont : le rapatriement volontaire avec la mise à disposition de kits d’aide à la réintégration des anciens réfugiés et la définition d’un statut juridique alternatif.
« Nous espérons également que les pays d’asile accepteront de remplacer le statut de réfugié par les permis de résidence, de travail, etc. », a souhaité le représentant du HCR en Guinée.
Le représentant du HCR qui se veut rassurant dans l’exercice de leur mission, soutient que cette volonté de l’organisation Onusienne de mettre fin au statut de réfugié libérien en Guinée, obéit aux normes de l’institution.
« Les clauses de cessation dont il s’agit ici, sont prévues par la convention de 1951 et la convention de 1969 de l’Organisation de l’Unité Africaine sur les réfugiés. », a dit Mohamed Touré.
« Elles permettent de mettre fin au statut de réfugié lorsque des changements à la fois fondamentaux et durables ont eu lieu dans le pays d’origine et que les circonstances qui ont conduit à la fuite des réfugiés n’existent plus », a-t-il ajouté.
Selon des statistiques proposées par le HCR, la Guinée compte de nos jours sur sol plus de 10 mille réfugiés dont un réfugié angolais, 15 rwandais, près de 10.OOO libériens, sans compter les ivoiriens et des centaines de maliens qui sont arrivés suite aux derniers événements que ce pays a enregistré.
Alpha Binta Diallo et Mady Bangoura Tél: (224) 64-81-13-00
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