Un jeune étudiant a été tué lundi 26 février dans des échauffourées entre forces de l’ordre et manifestants se réclamant de l’opposition guinéen qui a appelé lundi ses militants à observer une « journée morte » à Conakry et ses environs.
La victime âgée d’une trentaine d’années répondant au nom de Boubacar Sidy Diallo, aurait reçu une balle provenant des gendarmes qui pourchassaient les manifestants aux abords du quartier Dar-es-Salam sur l’autoroute Le Prince, selon un témoin joint par Conakry Infos.
Dans la soirée de lundi, dans une déclaration à la presse à son domicile de Dixinn, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo a confirmé la mort de ce militant qui faisait partie d’un groupe de jeunes protestant pour la publication des « vrais résultats » issus des urnes lors du scrutin du 04 février dernier.
« Les gendarmes ont investi encore les quartiers de Hamdallaye, Koloma, Bambéto (…) et ont procédé, comme d’habitude, à des violences contre des femmes, des jeunes et des sages. Ceux qui ont observé la ville morte sont restés chez eux. Et malheureusement, ils viennent de tirer avec leurs armes à feu sur un jeune qui vient de rendre l’âme. C’est un jeune étudiant de 31 ans. Cette mort a été enregistrée à Dar-es-Salam », a indiqué Cellou Dalein Diallo qui a ajouté que l’opposition va se réunir dans les jours à venir pour décliner les dates des prochaines manifestations.
Lundi 26 février, l’opposition guinéenne a appelé à « une journée morte » qui a été largement suivie à Conakry et ses environs.
Mohamed Sylla avec Boubacar Sidy Bah



























