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Manifestation de l’opposition : Les mises en gardes de Bantawa Sow !


Le ministre conseiller à la présidence, Sanoussy Bantama Sow a, au cours de l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi 17 juin, mis en garde l’opposition guinéenne qui menace de manifester après le mois de Ramadan. 

« Nos amis le disent partout, qu’après le mois de Ramadan, ils vont organiser des manifestations. C’est vrai, c’est leur droit, c’est un droit constitutionnel pour que les partis politiques manifestent. Mais j’ai entendu l’ancien ministre Telliano dire qu’ils vont jeter des cailloux. Je lui dirais oui c’est leur droit de manifester, mais je dirai non ce n’est pas votre droit de jeter des cailloux, ce n’est pas un devoir de brûler les pneus ou de s’attaquer aux commerçants (…) », a-t-il déclaré, avant de préciser que tout parti politique qui souhaiterait manifester, doit déposer une demande dûment signée à la mairie ou au gouvernorat accompagnée de cinq noms.

« En cas de casses, les cinq seront les responsables devant les autorités. Mais je me pose la question ici, depuis 2011, est-ce qu’une seule fois, un signataire d’une manifestation qui a abouti à des casses a été poursuivi dans ce pays ? C’est trop ! Ils peuvent manifester, mais nous demandons au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation que désormais, nous avons l’œil sur eux. Parce que c’est eux qui disent dans leurs accords, libérez les prisonniers arrêtés lors des manifestations. Est-ce que ces prisonniers ont été arrêtés dans leur maison ? Non ! Ils ont été arrêtés dans la rue avec des pierres, des gourdins,  des fois avec des coupes-coupes. La preuve : le journaliste Koula a été tué devant le portail du siège de l’UFDG. Jusqu’aujourd’hui, on ne connait pas la vérité. Nous voulons que chaque structure joue son rôle. Le Président Alpha Condé ne peut pas être au four et au moulin. Ils n’ont quand manifester s’ils veulent, s’ils manifestent en pensant qu’ils vont brûler ce pays, nous brulerons tous ensemble ici, ils n’iront nulle part ailleurs », a indiqué M. Sowo.

Face aux menaces de l’opposition de reprendre les marches, le ministre conseiller a menacé à son tour de manifester contre les autorités en cas de casse sans poursuites judiciaires pendant les manifestations de l’opposition.

« Je vous assure, je le dis ici solennellement, si l’opposition manifeste et se livre aux casses, sans que les gens ne soient arrêtés, jugés et emprisonnés, à notre tour, nous allons manifester contre tous ces hauts cadres qui occupent ces postes et qui ne jouent pas leur rôle. Ça doit être clair ! », a-t-il martelé.

Et de déplorer certains actes auxquels se livrent certains citoyens : « On insulte le Pr Alpha Condé. Il y a des gens qui sont chargés de s’autosaisir. Est-ce qu’ils font leur boulot ? Nous les connaissons. Nous ne dirons pas leur nom. Mais s’ils savent qu’ils ne peuvent pas jouer leur rôle, honnêtement, ils n’ont qu’à quitter. Aujourd’hui, en Guinée celui qui passe la nuit mal avec sa petite  copine, à 5 heures ou  6 heures du matin, il barre les routes, il jette des ordures, il brûle des pneus. Où allons-nous avec ça ? Où se trouve l’Etat ? ».

« C’est pourquoi je demanderai au Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Kory Kondiano de revoir les textes de loi dans ce pays. Celui qui brûle un pneu sur le goudron doit être sanctionné. Celui qui jette de l’huile sur le goudron n’est pas un ami de la Guinée, c’est plutôt un ennemi de la Guinée. C’est pourquoi je reviens au ministère de l’administration du territoire qui doit gérer les partis politiques, qui doit gérer ces manifestations de commun accord avec le ministère de la sécurité », a conclu Bantama Sow sous les ovations des militants.

Balla Moussa Traoré

 

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