En marge de l’assemblée hebdomadaire de l’UFDG, le député Ousmane Gaoual Diallo a exprimé sa colère contre des dignitaires du régime du président Alpha Condé qui, selon lui, tiennent des discours politiques pour attiser la haine entre les Guinéens.
En outre, M. Diallo a violemment attaqué le procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn, Sidy Souleymane N’diaye qu’il accuse de fermer les yeux sur les violences faites aux militants de l’opposition et d’actionner la machine judiciaire dès qu’une affaire concerne la défense du parti au pouvoir.
Selon Ousmane Gaoual Diallo, le régime du président Alpha Condé est composé de « stratèges », de troubadours et de haut-parleurs, d’exécutants et de protecteurs.
Les stratèges
« Dans cette crise, il y a ceux qui réfléchissent dans des bureaux et qui donnent des stratégies à mettre en application. Parmi eux, il y a M. Kiridi Bangoura, Albert Damantang Camara, Souleymane Keita (un conseiller d’Alpha Condé), Souleymane Traoré et tant d’autres »
Les haut-parleurs de la mouvance
« Ceux qui trouvent des explications communautaires, ethniques, personnalisées, démagogiques et qui manipulent le bas peuple à travers les médias. Ce sont des désaxés. Parmi eux, vous avez Amadou Damaro Camara, Bantama Sow, Malik Sankkon, Aboubacar Soumah de Dixinn, Nantou Chérif, M’Bany Sangaré, etc. Ce sont eux qui disent tous délits et crimes qui se commettent à Sekhoutoureya. Tout ça, c’est pour tenter d’opposer les ethnices les unes des autres. Ce sont eux les haut-parleurs de la mouvance ».
Les exécutants
« Après les troubadours, vous avez les exécutants. Le général Baldé Ibrahima de la gendarmerie nationale est un exécutant de sales besognes, Ansoumane Baffoe Camara, parent, ami et protégé d’Amadou Damaro Camara. Ce sont eux qui mettent en application les assassinats ciblés, ethniques et qui déversent la haine du chef de l’Etat sur notre parti à Ratoma »
Les protecteurs
« Le principal artiste de cette protection s’appelle Sidy Souleymane N’diaye, accessoirement procureur du tribunal de Dixinn. Il habite à Ratoma. Où était-il, quand le véhicule de la gendarmerie a percuté puis écrasé un militant à Hamdallaye ? Ou était-il un 16 août, quand un policier a ouvert le feu et tué le jeu Hady debout sur son balcon ? Il a été arrêté sur le champ. Aujourd’hui, il est libre. Ou était ce procureur lorsque les donzos paradaient au siège du RPG, armes au poing, devant les ministres Mohamed Diane, Sanoussy Bantama Sow, et tous leurs autres extrémistes réunis au siège, qui par effraction commandent notre pays ? Ou était-il en 2013, lorsque nous avons été pris à partie à Château d’Eau, le véhicule du président de l’UFDG pourchassé par un véhicule bélier de la police et qui nous essuyait des jets d’eau chaude ? Ou étiez- vous, monsieur Souleymane Ndiaye, lorsque Malick Sankhon a revendiqué avoir mis en place les chevaliers de la république puis revendiqué une milice de 3 000 hommes ? Ou était-il, quand Aboubacar Soumah a revendiqué une milice de 1 200 personnes, qui ont attaqué le domicile du chef de l’opposition ? Ou étiez- vous, monsieur le procureur de Dixinn, lorsque M. Sekou Souape disait dans les médias publics avoir assassiné lui-même monsieur Panival Bangoura ? Qu’avez- vous des images qu’il a prises avec Alpha Condé au siège du RPG ? Que faites- vous des photos sur internet où ils se parent des tenues militaires avec l’arme de guerre PMAK, un pistolet et un talkie-walkie ? Monsieur le procureur, que faites- vous de ces infos encore disponibles ? Je vais donc dire simplement à ce monsieur que les articles 618 et suivants du code pénal que, ne punissent que lorsque l’on porte ces tenues publiquement. Nulle part dans le code pénal, en Guinée, il y a une loi qui interdit à moi, Ousmane Gaoual Diallo, de porter une tenue militaire et que je me photographie avec. Ce qui m’est interdit, c’est de ne pas me parader en portant cette tenue.
Ce procureur est un manipulateur. Je suis libre de porter une caftane, la tenue militaire de l’armée américaine, de l’armée chinoise, pour faire des photos chez moi. J’ai fait des photos avec Grenade, avec des PMAK et si vous voulez avec le monde entier. Dieu a fait qu’il y a des gens qui veulent faire des photos avec moi, avec le président de l’UFDG. Si cela est un crime, nous le revendiquons. En ce moment-là, puisque Sekou Souape a fait une photo avec Alpha Condé, alors il faut l’interroger sur la mort de Panival. En ce moment-là, monsieur Bobody a pris des photos au milieu des militaires et des bérets rouges armés. Il va falloir interroger Bobody sur ses intentions », a-t-il conclu.
Bouabacar Sidy Bah (stagiaire)
Tel : 620 38 31 31




























