Le gouvernement guinéen et le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) ont signé mardi nuit un protocole d’accord suspendant la grève des enseignants déclenchée depuis le 12 février dernier.
Malgré cette signature, la tension reste toujours vive dans la capitale guinéenne, où la reprise des manifestations de l’opposition plonge le pays dans une psychose sans précédent.
Mercredi matin, plusieurs stations-services de Conakry manquent de carburant pour satisfaire les automobilistes qui n’arrivent plus à trouver du carburant.
Cette situation est surtout visible dans les stations-services situées dans la banlieue de capitale guinéenne. Les rares stations qui sont fonctionnelles ne pompent que du gasoil au grand dam des propriétaires d’engins consommant de l’essence.
Dans la matinée de mercredi, pour se procurer l’essence, il faut aller dans la commune de Kaloum, où les stations sont fonctionnelles en pompant à la fois de l’essence et du gasoil.
La situation de crise de carburant est aggravée aujourd’hui par la marche de l’opposition qui se déroule dans la banlieue de Conakry. Toutes les stations situées le long de l’itinéraire à emprunter par les manifestants restent fermées pour des raisons de sécurité.
« Je viens de Ratoma pour m’approvisionner en carburant. Toutes les stations-servives que j’ai dépassées de Ratoma à Camayenne manquent d’essence. Il a fallu que je vienne jusqu’ici à Coronthie pour faire le plein de mon réservoir. C’est vraiment dommage pour nous les automobilistes qui habitant en banlieue », a témoigné Amadou, un automobiliste rencontré à la station Total située sur la corniche nord de Coronthie.
Mardi, l’a direction générale de l’Office national des pétroles (ONAP) a attiré l’attention de l’opinion nationale sur un risque de pénurie et de rupture de carburant à cause des crises sociopolitiques qui secouent le pays ces derniers temps.
« Les camions citernes transportant du carburant à destination des stations-services et autres sites consommateurs sont contraints de s’immobiliser depuis ce lundi 12 mars 2018 pour cause de perturbations de la circulation routière dues aux barricades et incinération des pneus usés sur les principales artères de la capitale », a déclaré l’ONAP.
« La direction générale de l’Office national des pétroles (ONAP) déplore cette situation préjudiciable aux consommateurs de tout bord et invite humblement les uns et les autres à œuvrer pour favoriser la circulation des camions citernes afin de permettre l’approvisionnement du marché en carburant et d’épargner nos concitoyens des désagréments d’une pénurie ou rupture provoquée », a-t-il renchéri, invitant les populations à la bonne compréhension.
En attendant la compréhension de l’appel lancé par l’ONAP, beaucoup de voitures restent stationnées dans les garages au grand dam de leur propriétaires qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Des automobilistes les plus pessimistes parlent déjà d’une éventuelle augmentation du carburant par le gouvernement. Une nouvelle qu’une source proche de l’ONAP qualifie d’intox.
Mohamed Sylla
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