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Crise sociale : L’UGTG appelle aussi à une grève générale illimitée à partir du 26 février


Après la grève déclenchée par le SLECG, le gouvernement dirigé par Mamady Youla va s’apprêter à gérer une nouvelle grève qui va paralyser les activités dans tous les secteurs de développement du pays. Et pour cause !

Dans une déclaration rendue publique vendredi, l’Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG) a annoncé le déclenchement d’une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire national à partir du lundi 26 février 2018.

Si la grève du SLECG concerne le secteur de l’éducation seulement, celle de l’UGTG va toucher tous les secteurs d’activité du pays.

Voici ci-dessous l’intégralité de la déclaration de l’UGTG dont Conakry Infos a reçu copie :

L’Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG), après l’analyse et sollicitations des travailleurs, des travailleuses et retraités de Guinée dans les secteurs  publics mixtes, et informels tant à l’intérieur du pays qu’à Conakry :

Prenant en compte la dernière déclaration du Gouvernement sur la gestion de la crise au niveau de l’éducation ;

Considérant qu’en date du 29 janvier 2018, l’UGTG a déposé au Gouvernement un préavis de grève pour attirer l’attention de l’autorité sur la mauvaise gestion des cotisations à la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), la mauvaise règlementation de la sous-traitance, les licenciements arbitraires requérants, la politisation de l’administration, l’entrave à la liberté syndicale,  l’indifférence de l’Etat face aux accidents de travail enregistrés ;

Considérant la sourde-oreille du Gouvernement à travers le ministère du Travail, la baisse du pouvoir d’achat des travailleurs de tous les acteurs des secteurs d’activité,

Considérant le refus du Gouvernement d’ouvrir des négociations avec les représentants légaux des enseignants,

Considérant l’absolu nécessité de faire des audits à la CNSS, considérant tous les actes administratifs illégaux posés par le Gouvernement en violation flagrante des lois de la République d’une part, la gestion catastrophique et opaque de l’INAMO, de la CNPSAE, soutenu et entretenu par certains dirigeants de l’USTG et CNTG, d’autre part.

L’UGTG demande l’arrêt de travail par les fonctionnaires, agents de l’Etat, agents communautaires, les travailleurs des secteurs privés, mixtes, informels à partir de ce lundi 26 février 2018 sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à la satisfaction :

1-     Du décret du 14 octobre 2016 ;

2-     Le maintien de la valeur monétaire du point d’indiciaire à 1030 pour les enseignants et à 751 pour les autres corps ;

3-    L’audit de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale

4-    La révision de la convention des BTP

5-    La dotation des travailleurs des BTP en équipements de protection individuelle (EPI) ;

6-    La prise en charge des 2000 fonctionnaires déjà immatriculés depuis 2015 ;

7-    Le renforcement des capacités des inspecteurs du travail ;

8-    La régulation de la situation des travailleurs du Moulin d’Afrique, de GI Ciment, de DEWAY sécurité arbitrairement licenciés

9-    La régulation de la situation des travailleurs des entreprises ITQANE, CHINA, JIANGSU, ONOMO, ALBEDO, Palma-Guinée, NAMNAM, Hi TEK, Hôtel Kaloum à la CNSS

10- le relèvement du SMIG  à 2. 500. 000 GNF

11- la finalisation de la convention du secteur de la communication

L’UGTG appelle à la solidarité de tous les syndicats guinéens, Africains, Internationaux pour le bonheur de la classe ouvrière guinéenne.

 

 

 

Mohamed Sylla

 

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