full screen background image

Aboubacar Soumah : « Pas d’ouverture des classses tant que les 8 millions GNF ne sont pas négociés »


Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), dirigé par Aboubacar Soumah, a menacé mardi 11 septembre, au sortir d’une réunion de concertation à leur siège à Conakry, de boycotter la date de la rentrée scolaire, initialement programmée au 03 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national. Et pour cause !

Le SLECG exige au gouvernement de tenir en compte des points contenus dans sa plateforme de revendications dont le salaire des enseignants à 8 millions de francs guinéens.

Devant les journalistes, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a exigé le paiement des 8 millions GNF, faute de quoi, il n’y aura pas d’ouverture des classes le 03 octobre prochain comme l’ont décidé les autorités.

Dans la foulée, M. Soumah a également accusé le Premier ministre, Kassory Fofana et son gouvernement de vouloir mettre en place une structure syndicale parallèle dans le but de défendre leurs intérêts.

« Au terme de cette rencontre, au cours de laquelle il y a eu des échanges très fructueux, nous avons décidé de ce qui suit :

-Par rapport à la négociation concernant les huit millions de FG, considérant la déclaration du Premier ministre, monsieur Kassory Fofana ;

-Considérant également les dispositions que le gouvernement est en train de prendre à travers la mise en place d’une structure syndicale uniquement destinée à défendre les intérêts du gouvernement et non des travailleurs ;

L’ensemble des structures à la base, en concertation avec les membres du bureau exécutif national du SLECG, nous décidons qu’il n’y aura pas d’ouverture des classes en République de Guinée tant que les 8 millions de francs guinéens ne sont pas négociés et obtenus à la satisfaction de la revendication de l’ensemble des enseignants », a menacé Aboubacar Soumah.

Face à cette menace, le secrétaire général du SLECG a invité les parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison jusqu’à ce que les deux acteurs parviennent à une solution pour une sortie de crise.

 

Facely Diawara

Tel : 628 51 43 33

Commentaire Facebook
Print Friendly, PDF & Email