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Tueries de Zogota en 2012 : Une ONG accuse la compagnie minière Vale-BSG Ressources


L’ONG les Mêmes Droits pour Tous (MDT) a conféré avec les journalistes ce mercredi 12 septembre, à la Maison de la Presse à Conakry, pour justifier les chefs d’accusations formulés contre la compagnie minière Vale-BSG-Ressources lors du massacre de Zogota en Guinée forestière en 2012.

Selon le président de MDT, Me Frédéric Loua, leur ONG a déposé le mardi 11 septembre dernier, une plainte auprès du procureur de la République près le tribunal de première instance de N’zérékoré, au nom des victimes des évènements de Zogota en Guinée forestière. Cette plainte vise, précise-t-il, la compagnie minière Vale-BSG Ressources pour sa responsabilité présumée dans les assassinats, arrestations arbitraires, tortures, destructions de biens privés…, contre les habitants de Zogota.

Par ailleurs, Me Loua a rappelé la genèse de cette tragédie avant d’indiquer que la compagnie minière Vale-BSG avait étroitement collaboré avec les forces de sécurité guinéennes avant et après le massacre de Zogota en 2012.

« Cette attaque était une répression contre les manifestations de plusieurs communautés locales  qui se révoltaient contre les pratiques abusives de la compagnie minière Vale-BSG qui portait atteinte à leurs droits les plus fondamentaux » a-t-il accusé.

«  La compagnie Vale a aidé à planifier l’action des forces de sécurité. Des preuves démontrent que l’attaque contre les habitants a commencé après la réunion entre la hiérarchie de la compagnie, les représentants du gouvernement et les commandants des forces de sécurité. Selon plusieurs témoignages, l’entreprise aurait ravitaillé en combustible des véhicules des forces de sécurité dans les heures avant l’attaque. Elle s’est engagée à fournir des véhicules pour arrêter les responsables des manifestations. Quelques heures après le massacre, des témoins du village voisin ont dit avoir vu des agents des forces de sécurité dans des véhicules appartenant à la compagnie Vale en partance pour Zogota », a soutenu Me Frédéric Loua.

Pour sa part, Me Pépé Antoine Lamah, avocat à la cour, a fustigé la lenteur de la procédure de ce dossier qui est engagé depuis 2012.

« Six ans après une première plainte déposée contre des agents des forces de l’ordre et de sécurité guinéennes, mais jusque-là aucune suite n’a été donnée à cette plainte. Force est de constater que l’Etat a failli à son devoir d’enquêter sur les évènements de Zogota, de poursuivre les responsables et de rendre justice aux victimes » a-t-il déclaré.

Enfin, Me Pépé Antoine a lancé un appel à l’endroit des responsables judiciaires guinéens afin que lumière soit faite sur ce dossier

« Nous exhortons la justice guinéenne à ouvrir au plus vite une information judiciaire pour enquêter sur ces évènement afin d’établir les responsabilités et de rendre justice aux victimes », a sollicité Me Pépé Antoine Lamah.

 

Boubacar Sidy Bah

Tel : 620 38 31 31

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