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Cellou Dalein Diallo : « Nous allons continuer les manifestations »


La marche de l’opposition républicaine a été empêchée jeudi par les forces de sécurité qui ont fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants au carrefour du CHU de Donka, dans la commune de Dixinn.

Après la répression des manifestants par les forces de l’ordre, les leaders de l’opposition se sont retrouvés au domicile de leur chef de file, Cellou Dalein Diallo, où ils ont animé un point de presse pour dénoncer l’attitude des forces de l’ordre et les décisions du gouvernement dirigé par Ibrahima Kassory Fofana.

« Nous avons été gazés aujourd’hui par les forces de l’ordre. Ce n’est pas nous seulement, les usagers de la route, les riverains et les malades de l’hôpital Donka ont été aussi gazés. Ça nous montre à quel point ce régime est cynique et méchant. Même le personnel et les malades du CHU de Donka n’ont pas été épargnés », a dénoncé M. Diallo.

Selon le président de l’UFDG, même les riverains et les usages du quartier Landréah ont reçu des bombes lacrymogènes dont une, soutient-il, est partie tomber dans un bus.

« Il (le bus) s’était garé en attendant que le cortège qui est poursuivi par la police passe. Entre temps, la bombe est venue tomber à l’intérieur de la cabine », a-t-il regretté, avant de fustiger l’agression de son domicile privé par des agents des forces de sécurité.

« Nous avons replié ici à mon domicile, et ils ont le culot de jeter des bombes lacrymogènes à l’intérieur de la concession. C’est une violation de domicile, sinon, lorsqu’on rentre à l’intérieur, ils (forces de sécurité) devaient tout arrêter. Mais, au lieu de cela, ils se sont arrogés le droit de jeter des bombes lacrymogènes à l’intérieur de la concession », a expliqué Cellou Dalein Diallo qui a énergiquement condamné cette agression qu’il a qualifiée de « répression sauvage ».

« Nous ne pourrons jamais être d’accord avec Kossory qui dit qu’il préfère l’ordre qu’à la loi », a-t-il averti.

Malgré la répression de la marche de l’opposition, Cellou Dalein Diallo a déclaré que les manifestations vont se poursuivre comme le stipule la Constitution.

« Suspendre l’article 10 qui accorde la liberté de manifestation et de cortège aux citoyens guinéens, c’est suspendre une partie de la Constitution. Face à cette situation,  nous n’allons jamais nous soumettre à cette dictature. Nous allons continuer les manifestations comme la loi nous en donne l’autorisation et le droit », a prévenu le chef de file de l’opposition.

 

Mohamed Sylla

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