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Après l’échec des négociations, le SLECG appelle à des manifestations à partir de ce jeudi


Les négociations entre le gouvernement guinéen et le syndicat libre des enseignants de Guinée (SLECG) ont échoué mercredi au grand des centaines d’enseignants massivement rassemblés dans la salle des congrès du Palais du Peuple.

Après l’échec des négociations, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah a invité l’ensemble des enseignants de Guinée à déclencher une série de manifestations à partir de ce jeudi 10 janvier sur toute l’étendue du territoire national.

« A partir de ce jeudi, nous allons déclencher sur toute l’étendue du territoire national, une série de manifestations pour protester contre la volonté du gouvernement à satisfaire les revendications des enseignants de Guinée. Ces marches généralisées de colère seront observées de Conakry à Yomou », a déclaré M. Soumah, devant des centaines d’enseignants déçus de ne pas voir la signature du protocole tant attendu entre le gouvernement et leur syndicat.

Pour réussir leur mouvement, M. Soumah a invité tous ceui sont touchés par la paralysie du secteur éducatif guinéen à se joindre à eux pour manifester.

« Nous demandons à la population, l’ensemble des cadres, à tous ceux qui savent qu’ils ont des enfants à l’école, de nous accompagner, nous appuyer dans la marche que nous allons commencer dès demain, pour manifester notre mécontentement, notre ras-le-bol de la prise en otage de ce pays par un groupuscule…plus jamais, nous n’avons le droit d’abandonner notre pays dans des mains des prédateurs qui n’ont aucun souci pour l’avenir du pays (…) », a-t-il indiqué.

La décision du SLECG a été renforcée par l’annonce faite par le secrétaire général de l’USTG, Abdoulaye Sow. Pour soutenir le SLECG, celui-ci a demandé à toutes les structures affiliées à l’USTG à observer une grève générale et illimitée jusqu’à la satisfaction des revendications des enseignants, surtout le point concernant le salaire de base autour de 8 millions de francs guinéens.

Après l’échec des négociations, il reste désormais à savoir si les enseignants dont certains ont déjà repris les cours, vont entendre l’appel du SLECG.

Mohamed Sylla

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