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Révision constitutionnelle : Le PRT de Mohamed Georges Yopa sensibilise les citoyens à Ratoma


Le parti du réconciliation et le travail (PRT), membre de la coalition des partis alliés de la coalition présidentielle (COPAM), a organisé, dimanche 28 avril à Ratoma, dans la banlieue de Conakry, un café-débat autour de la révision de la constitutionnelle.

Cette campagne de sensibilisation sur une éventuelle révision de la constitution de la Guinée conçue par le Conseil national de la transition (CNT),  a connu la participation  du président du PRT, Mohamed Georges Yopa et de ses militants, du chef de quartier de Ratoma-centre, Abdoulaye Djibril Dabo et des citoyens de Ratoma qui ont été attiré par la qualité des débats.

A l’entame de ce café-débat, le président du PRT, Mohamed Georges Yopa a rappelé le contexte de la rencontre et annoncé l’objectif de cette rencontre entre les acteurs politiques et les citoyens à la base.

Mohamed Georges Yopa, président du PRT.

« Ce café-débat est initié pour que les citoyens puissent participer au débat sur la révision de la constitution, parce que tout simplement les citoyens ont une très mauvaise compréhension autour de cette révision constitutionnelle ; écouter les uns et les autres, échanger ensemble afin que chacun comprenne pourquoi nous sommes favorables à la révision de la constitution. Ceux qui sont contre donnent leurs avis afin que nous puissions les faire venir à la raison, leur faire comprendre des anomalies que nous avons constatées dans la constitution et qu’ils appréhendent les clauses de cette constitution (…) », a déclaré M. Yopa.

Prenant part à ce café, Souleymane Sylla, administrateur civil, a défini le rôle de la constitution, avant de  solliciter l’implication de tous les acteurs sociaux et politiques dans la vulgarisation du contenu de la constitution.

« Le rôle de la constitution est de garantir le fonctionnement et l’organisation de chaque nation. Mais au-delà de cette définition, je souhaite vraiment l’implication de tous les partis politiques, la société civile, le gouvernement, ensemble se donner la main, afin de former et informer les citoyens à la base de ce qui se trouve dans la constitution », aindiqué M. Sylla.

Pour sa part, Moussa Fofana a fustigé les circonstances dans lesquelles cette constitution a été élaborée par le conseil national de la transition (CNT) et a approuvé son changement.

« Moi personnellement, je suis pour le changement de la constitution, parce que chaque nation évolue dans le temps et dans l’espace. Ce changement constitutionnel permettra non seulement à la jeunesse de porter sa voix au chapitre, mais aussi, elle a été élaborée pendant que certaines institutions n’existaient pas. Et maintenant qu’elles sont installées, nous devons enlever les dispositions transitoires et la valider à travers un référendum », a argumenté M. Fofana.

Contrairement à ses prédécesseurs, Elimane Camara s’est dit neutre et laisse le soins au président de jouir de son droit comme l’indique la constitution dans son article 152.

« Le président de la République est à son deuxième mandat, mais il est dit dans cette même constitution dans son article 152 qu’il appartient au chef de l’Etat de prendre cette initiative. Donc s’il souhaite vraiment soumettre le peuple à un référendum, laissons-le jouir de son droit, car seul le peuple est souverain sur cette question », avancé M. Kamano.

Visiblement satisfait par la qualité des réactions des uns et des autres, de la qualité des débats, le secrétaire du parti PRT, Mohamed Keïta a lancé un appel pressant à toute la population sur le respect de la liberté d’expression des uns et des autres.

Il faut noter que le chef du quartier de Ratoma-centre, Abdoulaye Djibril Dabo s’est également réjoui de cette initiative et a encouragé les organisateurs à travers des prières et bénédictions, tout en invitant d’autres à emboiter le pas pour des enjeux civiques.

Boubacar Sidy Bah

Tel: 620 38 31 31

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