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Violences à Fria : Aboubacar Makhissa, principal instigateur ? Les ressortissants indexent Baba Dramé


La ville de Fria, située à 160 Km au nord-est de Conakry, a enregistré les 13 et 14 mai derniers, de violentes manifestations de femmes et de jeunes, violemment réprimées par des forces de l’ordre venues de la capitale guinéenne.

Dans ces manifestations, les femmes réclamaient le départ de la préfète, Mme Gnalén Condé qu’elles accusaient d’être à la base de plusieurs maux dont souffrent les populations de Fria.

Il a fallu l’intervention du gouverneur de la région de Boké et des forces de sécurité pour rétablir l’ordre avec des dégâts matériels importants, dont l’incendie de véhicules et de biens publics, mais aussi le saccage de la prison civile, où une trentaine de détenus s’est évadée au grand dam des régisseurs de cette prison.

Après le retour au calme dans la cité de l’alumine, des rumeurs ont fait état de la manipulation des femmes et des jeunes de cette ville minière par le directeur national des impôts, Aboubacar Makhissa Camara et son épouse à cause de leurs relations délétères avec la préfète, Gnalén Condé.

Ces rumeurs qui se sont vite transportées à Conakry jusqu’au palais Sekhoutoureya, où Makhissa Camara, natif de Fria, continue à être indexé comme le principal instigateur de la manipulation des femmes et des jeunes contre la préfète.

Face à ces accusations qui continuent à ternir l’image du directeur national des impôts, l’Association des cadres ressortissants de Fria (ACRF), est montée au créneau ce vendredi, au cours d’une conférence de presse, pour prendre la défense de Makhissa Camara et indexé la personne à la base de la recrudescence des violences dans la cité de l’alumine.

Dans les manifestations des 13 et 14 mai derniers à Fria, le président de l’Association des cadres et ressortissants de Fria, Elhadj Moussa Conté a indiqué, dans une déclaration, que le dialogue pour un règlement pacifique de la crise était en cours avec l’implication des principaux acteurs. Notamment le maire de la commune urbaine, les représentants des coordinations régionales de la place, le Sotikèmo (le patriarche), l’imam de la mosquée centrale, les leaders religieux et la délégation des cadres ressortissants de Fria venus de Conakry.

Selon M. Conté, tous les acteurs avaient fortement déconseillé l’intervention des forces de l’ordre, car, soutient-il, l’espoir était permis pour une sortie heureuse de la crise.

« Très malheureusement, le représentant du gouvernorat de Boké, M. Baba Dramé a compris autrement et a fait prévaloir la force, provoquant du coup une escalade de la violence dans la cité que nous déplorons vivement », a expliqué le président de l’Association des cadres ressortissants de Fria.

Devant l’insistance des rumeurs indexant le directeur national des impôts comme instigateur de ces violences, Elhadj Moussa Conté a balayé du revers de la main ces accusations portant préjudice à un membre de leur association.

« L’association des cadres ressortissants de Fria à Conakry tiennent à démentir formellement et catégoriquement tous ceux-là qui, pour des raisons obscures, accusent un de nos ressortissants, en l’occurrence le directeur national des impôts, Aboubacar Makissa Camara, d’être à la base du soulèvement des femmes contre la préfète. Cette accusation qui nous indigne tend à ternir notre image », a martelé M. Conté.

Après ce soutien apporté à Aboubacar Makissa Camara, l’Association des cadres ressortissants de Fria a appelé les populations de Fria au calme et à la retenue.

« Chères sœurs, chers frères, populations de Fria ! Notre chère localité sera ce que nous voudrions qu’elle soit. C’est pourquoi, nous vous invitons à continuer d’œuvrer comme toujours au maintien d’un climat favorable à la prospérité de notre préfecture. Cela signifie qu’il faut éviter la violence sous toutes ses formes et privilégier le dialogue », a-t-il lancé.

Enfin, l’Association des cadres ressortissants de Fria a salué l’implication des autorités gouvernementales et régionales pour la recherche rapide d’une solution durable aux récentes manifestations survenues dans la cité de l’alumine.

Boubacar Sidy Bah

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