full screen background image

Législatives du 28 décembre : « Il faut dire que cette date n’est plus tenable au motif, le respect de l’article 62 du code électoral révisé » (Mamady 3 Kaba)


La CENI après avoir annoncée les élections législatives pour le 28 décembre prochain, le président de la République devrait prendre un décret de convocation du corps électoral 70 jours avant le scrutin mais en date rien n’est encore fait. De l’avis d’un juriste constitutionnaliste, conformément aux dispositions de l’article 62 du code électoral révisé à compter d’hier dimanche 20 octobre cette date n’est plus possible pour organiser les législatives en Guinée.

« Constitutionnellement, c’est la CENI qui organise toutes les élections politiques et référendum en Guinée. Donc, elle a le droit aussi de proposer également les dates pour la tenue des scrutins. Mais ces dates doivent être forcement confirmée par un décret publié au journal officiel de la République. Pour les législatives conformément à l’article 62 du code électoral révisé le corps électoral doit être convoqué 70 jours avant le scrutin. Donc, à compter de la date d’hier dimanche 20 octobre 2019, la tenue du scrutin législatif le 28 décembre prochain n’est plus possible », a déclaré Mamady 3 Kaba, juriste constitutionnaliste.

 Pour le juriste Mamady 3 Kaba, c’est la loi qui impose ceci. C’est donc un délai légal qui doit être forcement respecté pour la convocation du corps électoral.  Cependant, ce qui n’exclut pas encore la possibilité de tenir le même scrutin en 2019.

« Si on fait le calcul, il est encore possible que les élections législatives se tiennent en 2019 que le décret de convocation soit pris soit ce lundi, demain mardi où plus trad mercredi. Si le décret n’est pas pris dans ces trois jours cela voudrait dire que les élections législatives ne peuvent plus être organisée en 2019. Ce qui nous renvoi donc, en 2020 », a-t-confié.

Des précisions données dans la matinée de ce lundi 21 octobre au cours d’une interview que le juriste Mamady 3 Kaba a accordé à notre rédaction.

Oumar SOW

Commentaire Facebook
Print Friendly, PDF & Email