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Le PDG-RDA se souvient de l’agression portugaise du 22 novembre 1970


Il y a 49 ans, jour pour jour, la Guinée était victime d’une attaque armée perpétrée par des colons portugais.

A l’occasion de la célébration de cette date historique non célébrée par les autorités guinéennes, le PDG-RDA a animé une conférence de presse ce vendredi à Conakry pour commémorer cette date qui doit pourtant être célébrée comme les autres fêtes. Car, c’est la date de la grande victoire du peuple de Guinée face à un ennemi armé, soulignent les compagnons de lutte d’Ahmed Sékou Touré.

« Il y a 49 ans le monde entier apprenait avec stupeur et indignation une attaque armée contre le peuple souverain de Guinée et sa révolution. Cette agression préparée et exécutée par les ennemis de notre pays, fit, selon les estimations du Gouvernement Guinéen, 350 morts, dont des victimes étrangères et des centaines de blessés. Mais selon les sources portugaises, pays qui fut la tête du pont de cette agression, l’estimation des victimes est portée à plus de 500 morts et d’importants dégâts matériels furent enregistrés », a declaré Oyé Beavogui, le secrétaire général par intérim du parti.

Cette agression s’inscrivait dans le cadre d’un plan de reconquête des pays africains indépendants et tous les pays révolutionnaires d’ailleurs. Mais avec une distribution des armes aux populations guinéennes, le peuple de Guinée s’est défendu et a réussi à vaincre l’ennemi étranger. Ces agresseurs étaient composés essentiellement de Français, d’Allemands et de Portugais.

Mais quelles ont été leurs motivations d’agresser la Guinée ?

1- Il n’est plus à demander que le “crime” commis par la Guinée contre une certaine France a été de voter Non le 28 septembre 1958.

2- Le deuxième acteur principal était l’Allemagne fédérale d’alors. Le gouvernement allemand ne pouvait d’aucune façon tolérer la reconnaissance par la Guinée de la République Démocratique Allemande (RDG)

3- Le troisième acteur de l’agression était le Portugal. Ce pays colonisateur avec un gouvernement têtu d’alors, était en guerre contre le peuple de la Guinée Bissau, qui avait sa base de lutte installée à Conakry. Compte tenu de cette situation spéciale, le Portugal a assumé le rôle de tête de pont de tous ses alliés.

A ces trois principaux acteurs, on peut ajouter un autre acteur opérationnellement moins important. C’est celui du régime d’Apartheid d’Afrique du Sud. En effet, le camp Kémé Bouréma de Kindia formait déjà des contingents d’hommes Sud-Africains à la guérilla pour les différents partis et mouvements de lutte contre l’Apartheid, dont l’ANC de Nelson Mandela.

Après plusieurs séances de préparation, Conakry est attaquée dans la nuit du 21 au 22 novembre 1970. Le matin, des centaines de cadavres guinéens et étrangers jonchaient les rues de Conakry, selon le commandant Portugais des opérations de Conakry, capitaine Alpoim Calvao.

Le président Ahmed Sékou Touré lance son premier appel à la nation à 9 heures et la riposte s’engage. Les armes sont distribuées dans tous les quartiers, dans les concessions de la capitale ainsi que dans les régions avoisinantes. Les mercenaires sont traqués et vaincus par la population. Ceux qui n’ont pas été abattus ou traqués, étaient arrêtés et finiront par dénoncer leurs complices locaux qui forment le groupe de la cinquième colonne.

Le gouvernement guinéen saisit l’ONU, l’OUA, qui après enquête, constatent que la ville de Conakry fait l’objet d’une agression armée déclenchée par le Portugal, qui a pris la forme d’un bombardement de la ville et d’un débarquement de troupes de mercenaires étrangers à partir de navires étrangers.

Aussitôt, ces organisations prennent des résolutions qui ont abouti côté guinéen à la création d’un tribunal populaire pour juger les coupables comme ce fut le cas en France après la victoire des alliés contre les nazis hitlériens.

Siradio Kaalan Diallo

Tel : 622  5662 43

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